Accueil > Luttes > Luttes antérieures > Solidarité de classe avec les victimes de la répression antisyndicale

Solidarité de classe avec les victimes de la répression antisyndicale

dimanche 18 octobre 2009

Solidarité avec les syndicalistes kanaks

23 militants de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et exploités, première centrale de Kanaky) ont été condamnés à des peines de prison à Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Suite à un affrontement avec la police et les nervis qui avaient foncé avec un bulldozer sur le piquet de grève à l’usine Carsud (groupe Véolia) à Nouméa. L’assaut fut brutal avec recours aux flashballs et au gaz lacrymogène.

Le secrétaire du syndicat USTKE, le camarade Gérard Jodar, bien qu’absent au moment des faits, a été condamné à 1 an de prison dont 6 mois fermes comme « instigateur » et « incitation à attroupement armé » avec 5 autres responsables syndicaux.

Un syndicaliste CGT de l’énergie, Jacky Fouron, résume bien la situation et défend la solidarité internationaliste : « Dans ces circonstances, aux yeux de la puissance coloniale et du patronat local, le syndicat gêne énormément (…). Il y a depuis longtemps une violence verbale et physique contre les Kanaks, mais depuis l’élection de Sarkozy, fêtée dans les commissariats, la droite coloniale est décomplexée ». On ne saurait mieux dire.

Non à la justice d’expédition !

Annulation des condamnations !

Libérez Jodar !

Annulation des sanctions à l’encontre de Rodolphe Juge

Ce jeune homme est stagiaire à l’IUFM de Créteil et enseigne à La Courneuve. Ce syndiqué CGT est accusé de « violence sur agent » malgré les témoignages contraires, alors qu’il participait à une manifestation de lycéens et d’enseignants le 3 avril. Le recteur a pris un arrêté suspendant ses fonctions, bloquant ainsi sa titularisation. Le rectorat a refusé de recevoir l’intersyndicale CGT-SNES.

Ratier - Figeac

Dans cette entreprise, la direction est coutumière de la répression antisyndicale à l’encontre des militants et élus CGT : discriminations, tentatives de licenciements. Le directeur des ressources humaines a porté plainte contre le Secrétaire du syndicat CGT J. Philippe Couchet accusé de « menaces de mort », allégations injustifiées. Le 2 avril : 150 salariés ont débrayé pour le retrait de la plainte.

Solidarité avec les « Continental » !

Il faut partir de la violence capitaliste insupportable que constituent les fermetures d’usine. Les « Conti » ont fait irruption dans la sous-préfecture de Compiègne et l’ont en partie « saccagée ». 7 travailleurs ont été condamnés à des peines de prison avec sursis, dont le secrétaire du syndicat CGT, Xavier Mathieu (peine de 3 à 6 mois). Rappelons que 200 manifestants occupaient la préfecture. Xavier Mathieu a depuis vivement critiqué le silence de la direction confédérale CGT, et l’a condamnée comme « juste bonne à frayer avec le gouvernement ». La confédération, sollicitée pour sa défense, avait répondu : « On ne soutient pas les voyous ! ». Nul doute que la fracture entre la base, les syndicats combatifs de la CGT et une direction réformiste est un facteur de division à l’heure où la répression patronale et gouvernementale s’accentue.