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Woerth : des retraits aux retraites...

mercredi 14 juillet 2010

Le ministre Woerth, chargé de conduire la réforme des retraites, est à l’épicentre d’un scandale qui ébranle l’ensemble du gouvernement jusqu’à la Présidence. Les ingrédients du scandale sont connus : l’épouse d’Eric Woerth devient conseillère financière de Liliane Bettencourt, lui permettant une belle évasion fiscale, alors que Woerth était ministre des finances… La démission de Florence Woerth et le rapatriement d’une partie des comptes suisses de la milliardaire visent à échapper à l’accusation de conflit d’intérêts.

Woerth, également trésorier de l’UMP, aurait collecté les dons en espèces de Mme Bettencourt ainsi que Sarkozy alors candidat… sans avoir déclaré de telles sommes (150 000 euros) dans les comptes de campagne.

La social-démocratie joue la vertu outragée alors que ses dirigeants, Strauss-Kahn et Lamy, dirigent des institutions internationales de l’impérialisme qui appauvrissent les peuples et ruinent les économies nationales … avec l’assentiment de leur parti.

L’UMP, sans pudeur, dénonce une « campagne » fasciste contre Woerth et Sarkozy. De son côté, le Président monarque est venu défendre son ministre sur France 2, en le présentant comme « lavé de tout soupçon », alors même que l’enquête judiciaire est en cours. Il faut dire que son champion doit encore servir le Capital avec sa contre-réforme, jusqu’à la mise à mort du système de retraites par répartition.

L’URCF ne s’inscrit pas dans la démarche visant à prôner un « capitalisme propre, moral ». C’est au contraire le propre du capitalisme, comme le soulignait Lénine, de fusionner membres des Conseils d’administration et des ministres, de promouvoir la « démocratie » capitaliste en finançant à coups de milliards (résultant de l’exploitation du prolétariat) les partis réactionnaires.

Woerth symbolise ce mélange des genres comme tout autre ministre bourgeois qui lui succédera. C’est ainsi que s’exerce la dictature du capital. Pris la main dans le sac, si les faits se confirment, il est indécent comme ministre qu’il appelle à de nouveaux sacrifices pour les travailleurs.

La seule visée historique juste n’est pas l’aménagement, mais bien le renversement du capitalisme et de son pouvoir corrompus, parasitaires et antipopulaires.