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Les leçons historiques de la victoire de l’URSS

juin 2010

65 ème anniversaire de la victoire de l’Armée Rouge

Le défilé des troupes impérialistes de
l’OTAN à Moscou lors du 65ème anniversaire
de la victoire sur le fascisme est un élément de
la lutte idéologique menée par la bourgeoisie
pour faire oublier le caractère de classe de la
Seconde Guerre Mondiale. Ayant commencé
comme une guerre de rapine des grandes puissances
impérialistes et des monopoles pour se
repartager le monde, détruire le premier État
socialiste et réduire en esclavage la classe ouvrière,
cette guerre se transforma, à partir de
l’agression hitlérienne contre l’URSS le 22 juin
1941, en guerre de libération des peuples du
fascisme.

La bourgeoisie présente le conflit mondial
comme un combat de la “démocratie” contre le
totalitarisme, contre l’antisémitisme. En attribuant
la victoire aux seuls alliés angloaméricains
et à la Résistance gaulliste, en passant
sous silence que l’essentiel du poids de la
lutte fut porté par l’Union
Soviétique, la bourgeoisie
veut effacer de la mémoire
des peuples sa responsabilité
directe dans l’armement
de l’Allemagne, son aide
financière et matérielle à
Hitler, sa collaboration majoritaire avec l’occupant.
la répression du mouvement ouvrier et
des partis communistes. Cette répression
(souvent sur ordre des ministres sociauxdémocrates)
toucha de nombreux militants,
emprisonnés ou exécutés, qui manqueront
cruellement dans les rangs de la Résistance.

L’Union Soviétique, ayant à sa tête Joseph
Staline, avait en moins de dix ans rattrapé son
retard économique, culturel et militaire. Grâce
au socialisme, à la planification, à la mobilisation
des masses derrière le Parti Communiste
bolchévik et à la vigilance et à la fermeté de ses
dirigeants face à la cinquième colonne, elle
était préparée à toute agression et bénéficiait de
la sympathie et du soutien de larges masses à
travers le monde. Dans le camp impérialiste,
les monopoles, renforcés par la crise de 1929,
misaient sur une solution radicale pour mater
les luttes des travailleurs et extorquer le maximum
de profits. Le rapport des forces au niveau
intérieur et mondial ne permit cependant
pas d’instaurer partout le fascisme. Le calcul
des dirigeants occidentaux était donc de pousser
l’Allemagne à attaquer l’URSS afin de priver
la classe ouvrière du principal appui dans
ses luttes. Staline savait parfaitement que le
capitalisme ne pouvait tolérer l’existence de
l’URSS et que les nazis préparaient une agression
contre son pays. Il sut néanmoins obliger
les dirigeants des puissances capitalistes à
conclure une alliance contre l’Allemagne et le
Japon. Malgré les atermoiements pour ouvrir
un second front en Europe, les tentatives des
Anglo-américains de conclure une paix séparée
avec l’Allemagne afin de l’utiliser contre
l’URSS et empêcher que l’Armée Rouge libère
l’ensemble de l’Europe et de l’Asie, la politique
de l’URSS et de l’Internationale Communiste
permit la victoire des peuples sur le fascisme
et, suite à celle-ci, l’instauration de démocraties
populaires et la révolution dans plusieurs
pays d’Asie, notamment en Chine, et le
processus de désagrégation du vieux colonialisme.
L’héroïsme du peuple soviétique et la supériorité
du socialisme sur le capitalisme infligèrent
à l’Allemagne ses plus grandes défaites : Moscou,
Stalingrad, Koursk, Sébastopol, jusqu’à la
capitulation à Berlin le 9 mai 1945. A cette
époque, la majorité de la population savait
qu’elle devait sa libération principalement à
l’Union Soviétique.

Après la contre-révolution des années 90, l’entreprise
de criminalisation du communisme
s’accompagna d’attaques contre la Résistance.
Dans plusieurs pays libérés par l’Armée soviétique,
le pouvoir capitaliste restauré réhabilita
les collaborateurs pro-hitlériens et leurs symboles.

A présent, pour appliquer sans entrave sa
politique de régression de civilisation, le capitalisme
en crise réhabilite le fascisme partout
en falsifiant l’histoire et en privant les peuples
de leur mémoire.

Les communistes ont le devoir
d’entretenir le souvenir de la Résistance
antifasciste, d’étudier la tactique de Staline en
matière d’alliances de classe, de contrer la propagande
antisoviétique et anticommuniste qui,
en définitive, a pour but de désarmer le prolétariat
et de détruire toute aspiration à une démocratie
véritable.