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Pour un septembre rouge !

septembre 2010

Classe contre classe, pour un septembre rouge !

Le pouvoir capitaliste, dans
l’incapacité de résoudre
les contradictions qu’engendre
un système pourrissant, ne
peut plus se contenter d’accentuer
la pression sur les travailleurs.

Après avoir trompé par sa démagogie,
Sarkozy et ses soutiens se
heurtent aux conséquences réelles
de leur politique de casse sociale :
destruction massive d’emplois,
baisse générale du pouvoir d’achat,
appauvrissement sans précédent
des services publics, suppression
des acquis sociaux, etc. ; tout cela
avec l’objectif de faire payer la
crise du capitalisme par ses propres
victimes - la double peine.

De plus,
la crise générale du capitalisme
engendre la crise politique.

Mais cela ne doit pas faire oublier
que le PS ne constitue en rien une
alternative, avec Strauss-Kahn
l’homme du FMI. Cette absence
d’une alternative réelle engendre
une crise politique.

Comme l’histoire nous l’a déjà
montré, lorsque les monopoles ne
peuvent plus utiliser les ressorts de
la démocratie bourgeoise pour
contenir la lutte de classe, ils en
viennent à la réaction sur toute la
ligne, à la suspension des libertés, à
la censure des médias et à la désignation
des boucs-émissaires, au
déploiement des polices et des armées
en vue d’imposer un régime
de type fasciste.

Sarkozy est devenu très impopulaire,
quand les travailleurs ont
mesuré ses liens profonds et réels
avec les monopoles - voir l’affaire
Woerth-Bettencourt -. Sarkozy en
est à ce stade : imposer les contre-réformes
par un coup de force politique.
Comment appeler autrement
l’offensive raciste, xénophobe, sécuritaire
qu’il a brutalement mise
en oeuvre, pendant l’été, contre les
travailleurs nomades, improprement
appelés Roms ? On voit apparaître
des actions policières massives
qui rappellent les pires heures
de la collaboration : internement
des étrangers, camp de transit, expulsions,
déchéance de nationalité…
Aujourd’hui les Roms et les
immigrés, et demain qui ???

La réforme
des retraites,
les profits
contre la vie

Car à travers la réforme des retraites,
c’est le parachèvement de toutes
les réformes antisociales que
nous subissons depuis 20 ans. Une
réforme de spoliation : alors que les
profits capitalistes repartent à la
hausse, grâce aux capitaux gigantesques
offerts aux banques par les
États avec l’argent des travailleurs,
on repousse massivement l’âge de
départ à la retraite, (et plus encore
l’âge de la retraite à taux plein)
pour engendrer le plus vite possible
des profits supplémentaires.

Cette réforme n’est pas seulement
une contre-révolution sociale, c’est
aussi un énorme recul de civilisation
 : par les luttes, les travailleurs
avaient gagné un peu de temps sur
leur vie d’exploitation. Aujourd-
’hui, le programme du capitalisme,
c’est « crève au travail pour mes
profits ». On a commencé par supprimer
les 7 heures journalières
(par les heures supplémentaires),
les 35 heures hebdomadaires
(travail le dimanche, la nuit, sans
supplément de rémunération),
maintenant on s’attaque aux retraites - et bientôt aux congés payés,
pourquoi pas ? Le tout sur fond de
baisse des salaires, d’augmentation
énorme des prix…

Contre
l’aménagement
de la loi

Face à une telle menace, les actions
ponctuelles - même massives - imposées
par les bureaucraties syndicales
ne suffisent plus. On sait ce
qu’il en est : la CGT et la CFDT,
main dans la main, partent du projet
de loi qu’elles veulent aménager.
Il prévoit le recul de l’âge de la
retraite et la baisse des pensions.
Nous refera-t-on le coup de Chérèque
de 2003, mais avec la direction
CGT en plus ? Rappelons que la
CFDT a annoncé son accord sur le
recul de la retraite à taux plein sans
que l’intersyndicale se soit dissoute.

Pour un
septembre rouge.
Retrait
du projet de loi.

Il faut une riposte massive, rapide,
classe contre classe, qui mette en
grève partout l’outil de production,
et qui débouche sur un objectif
politique : il faut, par la grève générale,
créer les conditions d’une
chute de ce pouvoir, le plus réactionnaire
depuis Pétain.

Mais pour obtenir cette victoire, il
faut créer partout les conditions de
l’unité des travailleurs, contre les
divisions inventées par le pouvoir –
français/immigrés, public/privés,
jeunes/vieux, etc. -, et contre les
divisions syndicales, destinées seulement
à masquer une politique
inacceptable de compromis et d’aménagement
et à trahir les travailleurs
en lutte. Face au fascisme
latent de la politique du gouvernement,
face à la réforme des retraites

- couronnement des contre réformes

- un seul mot d’ordre ; grève
générale pour le retrait pur et simple
de la loi Woerth.

Intervention
communiste,

100 numéros
pour accuser le
capitalisme

Nous sommes heureux de fêter
aujourd’hui le numéro 100 de
notre journal, organe de
l’URCF, tribune des révolutionnaires
communistes de France.
Il a accompagné, depuis bientôt
18 ans, toutes les étapes du
long chemin vers la reconstruction
d’un mouvement
communiste révolutionnaire
en France. Il a
contribué à défendre
l’image et les acquis de
l’URSS et des pays socialistes ;
il a rétabli la vérité sur la force
d’avenir du socialisme. Il a été à
l’écoute de toutes les luttes, et
donné un écho aux plus radicales
d’entre elles. Il a donné sa
place au mouvement communiste
international, et appelé à
combattre les formes nouvelles
de l’impérialisme dans le
monde. Il a accompagné le développement
et l’implantation
de nos sections et de nos lecteurs.

Beaucoup de travail, et
beaucoup d’espoir : en avant
vers le numéro 200, en avant
vers le renversement du capitalisme.

Le comité de
rédaction
d’Intervention
Communiste.