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L’HÔPITAL : FAUT QU’ÇA SAIGNE !

septembre 2010

Casse des Services Publics,

L’HÔPITAL : FAUT QU’ÇA SAIGNE !

« Le décret » qui tue l’hôpital public

EXIGENCES DE
L’ÉTAT-PATRON :

Les services de chirurgie ayant
pratiqué moins de 1 500 opérations
par an entre 2007 et 2009 sont menacés
de fermeture, 54 hôpitaux
publics de proximité menacés de
perdre leurs blocs opératoires et
maternités, c’est la remise en cause
de l’accès aux soins surtout en milieu
rural.

- Tarification à l’activité qui ne
prend en compte ni la qualité
ni même la justification de
l’acte médical.

Si le Capital s’attaque aux
services publics, et donc à
l’hôpital, c’est pour deux raisons :

- La première, c’est parce
qu’ils représentent un marché potentiel
à conquérir.

- La deuxième est d’ordre
idéologique, car en France, le Service
Public s’est construit sur des
principes démocratiques que la loi
de rentabilité financière ne peut
satisfaire, et qui de plus contredisent
la politique économique de
l’Union Européenne.

Or, la construction européenne
s’inscrit dans un cadre qui prévoit
la subordination intégrale des « États-Nation » à la loi du marché.
L’usager est remplacé par le client.

On le constate alors, les intérêts des
agents du service public et ceux de
toute la population rejoignent les
intérêts économiques et sociaux du
pays. D’où les convergences de
luttes et la solidarité qui se sont
manifestées lors des grandes grèves
de novembre et décembre 1995
pour la défense du service public.

Deux exemples de luttes victorieuses
exemplaires contre les attaques
de l’État-Patron :

1- Les hôpitaux de Paris (AP-HP)
se préparent à une véritable saignée
en 2010 : après une diminution de
700 postes en 2009, l’AP-HP devrait
supprimer 1 000 emplois de
soignants (infirmières, aidessoignant(
e)s, secrétaires médicales)
et 150 postes de médecins.
Devant cette dégradation du service
public, favorisant les cliniques
privées, de nombreuses luttes se
développent comme en témoignent
les résistances acharnées des populations,
élus, syndicats, regroupés
en comités de défense de l’hôpital
public, par exemple au centre hospitalier
de CARHAIX (29-
Finistère), le comité qui a obtenu
son maintien, alors qu’il était
condamné par l’ARH (Agence Régionale
de l’Hospitalisation).

2- Autre exemple dans le bassin
de DECAZEVILLE (12-
Aveyron), 2 500 manifestants,
récemment, pour réclamer le
maintien et l’amélioration de
leur service public de santé.
Le bassin de DECAZEVILLE
résiste à l’ARS (Agence Régionale
de Santé) Midi-
Pyrénées depuis 1998, pour
"naître, vivre, travailler et se
soigner au pays", son collectif
"Tous ensemble pour le bassin"
joue la carte de la communication
de choc sous la forme de scénarios
catastrophes avec des silhouettes
noires qui s’affichent aux différentes
entrées de l’ancienne cité minière
en hommage à ceux qui, en
raison de la fermeture de l’hôpital
public de la ville - transfert à Toulouse
– n’ayant pu supporter le trajet
- , seront sacrifiés sur l’autel du
profit par la volonté de l’État-
Patron.

Ces cas ne sont pas isolés ; d’autres
luttes existent, le temps presse, la
riposte par le "Tous ensemble et en
même temps" s’impose partout,
organisons-nous en comités de
lutte résolue, seule solution au
maintien des hôpitaux de proximité
contre la volonté gouvernementale.
Les militants de l’URCF soutiennent
et participent aux actions en
cours en proposant d’amplifier la
lutte en faisant appel à la solidarité
de classe indispensable à tous les
niveaux.

NON À LA
PRIVATISATION DE
LA SÉCU ET DE
L’HÔPITAL !

NB : Mardi 27 juillet 2010, la ministre
de la Santé a annoncé le report du
décret prévoyant la fermeture des services
de chirurgie dans 54 hôpitaux,
c’est-à-dire, vous ne perdrez rien pour
attendre : l’hôpital FAUDRA bien qu’
ça saigne !