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140 ème anniversaire de Lénine

septembre 2010

Pour un parti communiste léniniste

Des premiers cercles marxistes
à l’Union de Lutte
pour la Libération de la
Classe Ouvrière, créée à
Saint Petersbourg en
1895, jusqu’au Parti Communiste
(bolchévik) de
l’URSS, Lénine oeuvra pour
la création d’un parti communiste
unique réalisant
la fusion du socialisme
scientifique et du mouvement
ouvrier, regroupant
l’avant-garde de la classe
ouvrière et guidant la
classe tout entière.

Le Parti de type léniniste
s’est constitué en luttant
contre tous les éléments opportunistes
et non révolutionnaires
engendrés par la
corruption du capitalisme.

En premier lieu, Lénine dut
batailler pour unifier les différentes
organisations qui
avaient chacune leur publication
et ne s’occupaient que
de leur sphère d’intervention
locale. Face aux économistes,
intellectuels petits-bourgeois
qui s’en tenaient
au mouvement spontané des
masses et récusaient la nécessité
d’un parti d’avant-garde
en lui déniant le rôle
de direction dans leurs luttes,

Lénine insistait sur la nécessité
d’un parti porteur d’une
théorie révolutionnaire,
construit autour d’une direction
stable de révolutionnaires
professionnels. Au
deuxième Congrès du
POSDR en 1903, le courant
opportuniste s’opposa à
l’inscription de la dictature
du prolétariat dans le programme
et se heurta à Lénine
sur les questions d’organisation.

Le parti auquel
Lénine appelle dans Que
Faire ?
(1902) ne pouvait
pas, en effet, convenir à des
gens qui redoutaient au fond
le renversement du capitalisme
et la perte de leurs situations
et privilèges. Face à
ce courant qui s’organisa
sous le nom de Menchéviks,
Lénine imposa le programme
Iskriste de révolution socialiste
et de dictature du prolétariat,
accompagné d’un programme
minimum de lutte
contre le tsarisme et pour les
revendications sociales. Face
au libéralisme en matière
d’organisation, à l’ouverture
des portes du Parti à tout
individu indépendamment de
ses conceptions politiques,
c’est la discipline qu’on allait
appeler par la suite bolchévique
qui prévalut, avec
l’obligation pour les membres
de reconnaître le programme
du Parti, de militer
dans une de ses organisations
et de le soutenir matériellement.

Néanmoins, la
lutte des opportunistes ne
prit pas fin et, du fait des
insuffisances en matière
d’organisation et des hésitations
du Parti dans la période
précédente, ils réussirent à
s’emparer de l’Iskra et organisèrent
leur fraction illégale.

Lénine dut polémiquer
une nouvelle fois dans son
ouvrage Un pas en avant,
deux pas en arrière (1904)
contre le suivisme et la volonté
de rabaisser le niveau
du parti à celui des grévistes,
au lieu d’élever la conscience
de la classe, et d’affirmer
le rôle dirigeant du Parti
sur toutes les organisations
ouvrières et le principe du
centralisme démocratique
comme mode d’organisation.

L’ « oubli » de ces principes
par les partis communistes et
ouvriers, après la victoire du
révisionnisme dans le Mouvement
Communiste International,
entraîna l’affaiblissement
et le recul de la conscience
révolutionnaire, la
liquidation des partis, la
contre-révolution dans les
pays socialistes. Il est nécessaire,
pour les organisations
communistes, de militer dans
la classe ouvrière sur les
lieux où s’opèrent l’exploitation
et la production de plus-value,
d’y propager la
science du marxisme-léninisme
aux travailleurs et
syndicalistes d’avant-garde,
de propager la nécessité
d’une autre société en s’appuyant
sur l’expérience de
l’URSS et en rejetant résolument
l’économisme et l’opportunisme.