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Pour nos retraites, frappons fort !

dimanche 17 octobre 2010

FRAPPONS FORT

TOUS ENSEMBLE

PAR LA GRÈVE GÉNÉRALE

POUR LA RETRAITE

À 60 ANS À TAUX PLEIN !

Déclaration de l’Union des Révolutionnaires-Communistes de France (URCF)

Le 16 octobre, la mobilisation est restée exceptionnelle en dépit des mensonges de médias et de l’intox du pouvoir qui a d’ailleurs parlé « d’essouflement » lors de chaque temps fort. Le mouvement est plus puissant et déterminé qu’en 1995 et 2003 grâce à la participation massive des travailleurs du privé et à l’irruption de la jeunesse. Ces jeunes que certains présentaient comme « dépolitisés » montrent le même attachement et la même combativité que leurs aînés pour la défense des conquêtes sociales.

Pour battre le gouvernement, vaincre les diversions et les diviseurs

L’affrontement de classe majeur que nous vivons s’accompagne d’une véritable guerre idéologique. Le mouvement à la base doit surmonter tout ce qui alimente défaitisme et capitulation. Pour sauvegarder l’unité du mouvement, nous devons rejeter les propos de certains dirigeants (CFDT – UNSA) qui prônent l’arrêt du mouvement après le vote du Sénat le 20 octobre prochain. L’histoire, et en particulier celle de notre pays, connaît nombre d’exemples où la rue et les grèves ont défait ce que le Parlement avait voté.

Rappelons-nous l’exemple de la lutte anti-CPE, la réforme fut retirée après le vote des assemblées.

De plus, nous devons cultiver la mémoire du mouvement en lançant l’appel à faire battre aux élections tous ceux qui auront apporté leur voix à un véritable délit anti-social : la destruction des conquêtes des travailleurs. Certains déclarent : « Même si la réforme passe, la revanche sera en 2012 ». Nous ne pouvons attendre cette échéance, parce que la politique de Sarkozy renforce chaque jour la crise (par la sous-consommation populaire) et la catastrophe économique.

De plus, le PS a prouvé dans le passé qu’il ne tenait pas ses engagements. Martine Aubry réserve la retraite à 60 ans à certains salariés (avec 41 annuités…). Quant à l’autre présidentiable Strauss-Kahn, de New York, il a affirmé son soutien à l’allongement de durée de carrière partout au nom du « refus du dogme à 60 ans ».

Notre avenir se dessine maintenant et c’est maintenant que nous devons l’emporter !

Le pouvoir, après avoir donné dans le paternalisme et la démagogie (« Les jeunes bénéficiaires de la réforme ») a eu recours aux brutalités policières pour empêcher le blocage d’un lycée à Montreuil. Un CRS a tiré au flash-ball sur le visage du jeune Geoffrey. Nous attendons des médias indépendants une véritable enquête pour connaître les donneurs d’ordre et le tireur ! Enfin, nous nous battons de plus en plus nombreux pour le retrait pur et simple du projet et non pour « l’ouverture de négociations » afin d’aménager le projet de loi Woerth inacceptable de part en part.

Classe contre classe : des reconductions à la grève générale

La bataille contre cette « contre-réforme » (puisqu’elle aggrave la situation), est la traduction du combat de classe entre le Capital, véritable aristocratie financière, et les travailleurs. Les gouvernants nous parlent « d’allongement de la vie », mais ils oublient de préciser que depuis 1945, la productivité a augmenté de 400 %, que les richesses produites ont doublé. Depuis 3 décennies, l’écart entre les revenus du Capital et ceux du travail ne cesse de croître. Cette année, avec les dividendes capitalistes liés à l’exploitation et les cadeaux fiscaux de Sarkozy, ce sont plus de 500 milliards qui ont été gagnés !

L’argent existe pour satisfaire les revendications : salaires, emplois, retraites. Le capitalisme devenu pourrissant et sénile est obligé pour se continuer, de détruire toutes les conquêtes sociales du 20ème siècle. La lutte pour la retraite à 60 ans doit être gagnée, sinon sécurité sociale et congés payés seront dans le collimateur.

Plus un pas en arrière !

L’URCF salue les travailleurs engagés dans des grèves reconductibles : raffineries, transports urbains, cheminots. Les routiers, postiers, travailleurs de l’énergie vont se joindre aux grèves reconductibles. C’est là les prémisses pour la grève générale. Producteurs de toutes les richesses sociales, bloquons la production ! C’est la voie de la victoire et du retrait du projet !

Retraite à 60 ans à taux plein (avec 37,5 annuités), à 55 ans pour les métiers pénibles !

Retrait du Projet Sarkozy–Fillon–Woerth !

L’URCF, le 17 octobre 2010