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Travailleurs d’Europe, ensemble contre le capitalisme !

jeudi 11 novembre 2010

Partout l’offensive
du Capital
contre les
travailleurs

L’affrontement de classes majeur
que nous vivons actuellement en
France se situe principalement sur la
question des retraites mais embrasse
toutes les autres questions sociales :
droit à l’emploi, conditions de vie et
de travail, temps libre…

Cette lutte
souligne la nécessité de résistances
pour empêcher une régression de
civilisation. Partout, en effet, se
conduit la même politique de la
caste oligarchique à caractère antipopulaire
et antisocial, de Londres à
Berlin en passant par Paris et Athènes.

Pour mieux combattre cette
réaction, partout, il faut en mesurer
les sources et les manifestations.

Commençons par ces dernières.

En Italie , le gouvernement Berlusconi
impose l’économie de 24 milliards
sur les dépenses sociales de
l’État - d’où le gel des salaires des
fonctionnaires durant trois ans, les
réductions drastiques des sommes
allouées aux collectivités locales -.
De plus, le départ à la retraite de 80
% des agents publics sera l’occasion
de supprimer leurs postes.

En Espagne , le gouvernement
social-démocrate de Zapatero
conduit une politique impopulaire
d’austérité visant à économiser 60
milliards des dépenses publiques
d’ici à 2015. Cela se traduit par la
baisse de 5% des salaires des fonctionnaires,
le gel de la revalorisation
automatique des retraites en 2011,
le projet de repousser l’âge de la
retraite à 67 ans à taux plein. Le
FMI (merci Strauss-Kahn !) exerce
des pressions continues sur le pouvoir
espagnol « pour améliorer (sic)
le marché du travail », et demander
plus de flexibilité dans un pays qui
compte déjà 25 % de chômeurs officiels
 !

Au Portugal, en Grèce , la classe
capitaliste veut faire payer ses pertes
boursières et les spéculations des
ploutocrates internationaux aux
seuls travailleurs. Hausse de la
TVA, réduction des salaires dans la
Fonction publique, attaques contre
les retraites « pour défendre la zone
euro et l’UE ». En Grèce, le gouvernement
« socialiste » de Papandreou
s’est rallié à l’UE et au FMI
en imposant 750 milliards d’économies,
en allongeant la durée de carrière
à 63,5 ans d’ici à 2012, en réduisant
les pensions de 7 %, en
taxant les produits de consommation
courante.

En Allemagne , où l’économie est
censée se porter mieux, la chancelière
Merkel fixe les économies
nécessaires à 86 milliards d’ici à
2015.

Enfin, last but not least (le dernier
mais non le moindre), la Grande-
Bretagne
de Cameron entame une
cure d’austérité d’une brutalité
inouïe. C’est tout d’abord le licenciement
de 500 000 fonctionnaires,
81 milliards d’économie et une
hausse de 329 milliards d’impôts, la
retraite repoussée à 66 ans, la baisse
des allocations handicapés, maternité,
chômage, logement, allocations
familiales… pour mieux servir les
richards !

Les sources de cette politique désastreuse
pour les peuples se situent
bien sûr dans l’UE, formidable coalition
des multinationales et véritable
machine de guerre pour broyer
les conquêtes sociales et démocratiques
afin d’instituer une régression
généralisée. Toutefois l’UE n’est
qu’un outil pour les monopoles, une
instance décisionnaire avec laquelle
il faut rompre totalement pour défendre
le progrès social.

En Russie, aux USA , les gouvernants
conduisent une même politique
d’austérité. La source de tous
les maux se trouve bien dans le système
capitaliste, fondé sur la propriété
privée des entreprises, banques,
compagnies d’assurance, médias,
capitaux, ce qui permet à 2 à
3% des habitants du globe de tout
régenter.

La cible, c’est le capitalisme, incapable
de satisfaire les besoins vitaux,
sociaux, culturels, écologiques
dans les citadelles de l’impérialisme,
a fortiori dans les zones néocolonisées.

Travailleurs d’Europe,
levons-nous contre le
capitalisme !

En Italie, au Portugal, en Espagne,
en Grèce, plusieurs grèves générales
d’un jour ont été organisées contre
les plans d’austérité. Dans d’autres
pays, la législation antidémocratique
comme en Angleterre, où ne
sont autorisées que les « grèves
locales », freine de telles luttes ;
mais partout grandit la colère à l’égard
des cadeaux faits à l’aristocratie
financière au détriment des
conditions de vies de centaines de
millions de gens.

Partout, ces politiques capitalistes sont
menées par les partis conservateurs ou
sociaux-démocrates en alternance,
identiquement au service des intérêts
des grands groupes. Ce sont les adversaires
à combattre. Dès lors, on comprend
la source des campagnes anti-
FSM (Fédération Syndicale Mondiale,
défendant un syndicalisme de lutte de
classes) et anticommunistes de type
maccarthyste conduites par le parlement
européen. Par ces campagnes, les
monopoles européens visent à semer la
diversion contre les adversaires les
plus résolus de leur politique et du capitalisme.

D’où la nécessité pressante
pour les syndicats français de rejoindre
la FSM et pour le mouvement communiste
en Europe la nécessité de coordonner
son action.

France : un combat
aux dimensions
internationales

La bataille de classe en cours en France
montre la voie pour résister à la politique
du capital. Mobilisations géantes,
grèves reconductibles qui visent à bloquer
la production, actions de classe des
travailleurs de tous les secteurs, privé
comme public, participation massive de
la jeunesse, volonté de faire payer la
crise à son fauteur, la classe capitaliste.

Conviction aussi, à l’heure où l’UE vote
des lois plus réactionnaires les unes que
les autres, que la véritable légitimité se
trouve dans les grèves et la rue, parce
qu’elle émane de ceux qui produisent
toutes les richesses. La lutte a bénéficié
de la solidarité internationale des travailleurs
de Belgique et de Grèce, qui ont
refusé de briser les grèves.

Nous y
voyons là, avec la force du mouvement
qui se continuera en France, quelle qu’en
soit l’issue provisoire, l’embryon de
l’Europe ouvrière et populaire des luttes
contre l’UE et le capitalisme.