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L’Europe, instrument de la casse sociale !

novembre 2010

La formidable lutte des
travailleurs français, largement
analysée et commentée
tout au long de cette édition,
n’a pas seulement pour origine
la réforme des retraites, mais
aussi le ras-le-bol contre la politique
du pouvoir sarkozyste à la
botte du Capital. Comme nous
l’avons souvent démontré, cette
politique, concoctée par la bourgeoisie
européenne, est mise en
oeuvre par les instances de l’UE,
qui se comportent en véritable
instrument de casse sociale. Leur
bilan économique et social est
suffisamment éloquent (cf. IC n°
100) pour ne pas s’appesantir
davantage.

Citons seulement deux
chiffres qui résument bien la situation
 : 19 millions de chômeurs, 1
enfant sur 4 qui vit dans la pauvreté
absolue en Europe. Malheureusement,
la prise de conscience de
la nécessité de la lutte pour mettre
en échec et stopper cette politique
conduisant à la paupérisation de
masse, n’est pas au même niveau
dans chaque pays. Des disparités
importantes existent et devront
être comblées. Certes, le peuple
grec a montré l’exemple, relayé
par les luttes dans notre pays, mais
aussi, dans une moindre mesure,
en Irlande, en Italie et en Espagne.

Malgré leurs insuffisances, elles
n’en honorent pas moins ces peuples,
car ils ont eu le mérite de
redresser la tête pour dire stop à la
misère, au chômage, à la précarité
 : c’est la voie à suivre. Mais
posons-nous quelques questions.
Où en serions-nous si tous les
travailleurs européens avaient agi
ensemble ? Si tous les transports,
les raffineries, s’étaient arrêtés ?
Combien de temps le patronat
aurait-il tenu ? On ne peut répondre
de façon scientifique à cette
question, mais gageons que la
victoire aurait été rapidement au
bout, car l’histoire montre que
pour vaincre le Capital, il faut le
frapper au portefeuille et la meilleure
façon de le faire efficacement,
c’est de bloquer l’économie.

Avec quelque 300 millions de
travailleurs, les peuples d’Europe
possèdent une arme terrible capable
de faire plier les exploiteurs.

Ceux-ci ont la puissance de leur
argent issu de la spoliation des
travailleurs, seuls créateurs de
richesses, mais nous avons le
nombre pour nous. Il faut faire
prendre conscience à tous les exploités
de cette réalité. C’est un
grand chantier, raison de plus pour
nous y atteler dès maintenant.

On
peut conclure en paraphrasant
Marx et Engels :
"Prolétaires de tous les pays d’Europe,
unissez-vous !"