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Pour un Front d’alternative populaire !

samedi 8 janvier 2011

Depuis des décennies,
le capitalisme
connaît une longue crise
structurelle. La pérennisation
du système d’exploitation et
la recherche du profit maximum
exigent un remodelage
général des sociétés, annulant
les conquêtes démocratiques
et sociales obtenues par les
luttes contre le fascisme et
grâce à l’existence du camp
socialiste de Berlin à Pékin.

Du Traité de Rome au Traité
de Lisbonne, la construction
de l’Union Européenne sous
l’impulsion du Capital financier,
a toujours été au service
exclusif de son intérêt de
classe. Cette politique dans
tous les pays membres est
l’instrument par lequel se met
en place un véritable projet
totalitaire d’uniformisation
par le bas de toutes les législations
nationales en liquidant
les acquis culturels et sociaux.

En France, cela se traduit par
les plans de privatisation, de
déréglementation et de désindustrialisation
pour le seul
profit des monopoles. Cette
politique frappe en premier
lieu la classe ouvrière et les
couches populaires, les
paysans travailleurs, et même
les couches moyennes.
La bourgeoisie monopoliste,
pour mener une telle politique,
a besoin d’intégrer les
directions syndicales au
consensus avec le système
capitaliste et l’Union Européenne,
en accompagnant la
casse des acquis sociaux, et
en limitant au maximum la
résistance populaire.

Pour mieux tromper les travailleurs,
un des grands slogans
des courants politiques
et syndicaux réformistes a été
la propagande sur une chimérique
« Europe sociale ». Cela
passe par l’acceptation des
plans de rigueur mis en place
par le gouvernement Sarkozy
et fortement soutenus par le
dirigeant du PS, Dominique
Strauss-Kahn, l’actuel président
du FMI.

Les deux fers au feu
de la bourgeoisie
française

L’URCF a montré comment
la France capitaliste est régie
par une dictature de classe,
fondée sur le bipolarisme où
l’UMP et le PS se succèdent à
la tête de l’État pour gérer le
système, dictature qui vise à
empêcher toute alternative
populaire.

On ne peut rester indifférent à
la contradiction entre la politique
d’austérité imposée aux
travailleurs et les profits
considérables de l’aristocratie
financière parasitaire, qui
s’affiche avec la morgue de la
classe dominante.

Les besoins populaires, même
vitaux, ne sont plus satisfaits
depuis des décennies. Comment
alors croire que ces besoins
pourront être satisfaits
par le retour du PS aux affaires
 ? Non, évidemment !

Quant aux Front de gauche,
PCF-PG, voire NPA, leur ligne
générale est de se différencier
verbalement du PS,
pour mieux se rallier au second
tour, et ne mettre en
cause ni l’UE, ni le Capitalisme.
La preuve avec la nomination
de Pierre Laurent —
secrétaire national du PCF– à
la tête du Parti de la Gauche
européenne, défenseur des
traités européens.

L’URCF milite pour
un Front d’alternative
populaire
en lien avec
l’urgence des
besoins à satisfaire
dans la perspective
du combat pour le
socialisme.

En effet, pour satisfaire les
besoins populaires immédiats,
pour stopper la catastrophe
économique provoquée par le
Capital, pour démocratiser le
pays contre le pouvoir de Sarkozy
et de l’UE, il faut forger
l’alternative populaire pour
des transformations démocratiques
et sociales d’urgence.

Pour construire cette alternative,
il faut démasquer la
fausse Gauche, dévoiler la
nature de classe réelle du PS
(Le PS = parti du Capital),
l’isoler du camp des travailleurs,
et recomposer le camp
progressiste. Cela passe également
par la dénonciation et
la dissipation des illusions
véhiculées par le Front de
Gauche.

Cela passe aussi par la mise
en avant d’une stratégie révolutionnaire
,
à laquelle l’URCF
travaille année après année :
partir du besoin de satisfaire
les revendications immédiates
pour les lier à la dénonciation
globale du système capitaliste,
qui est l’obstacle à tout
progrès social.

Dans cette perspective,
l’URCF appelle à l’unité
d’action des organisations
communistes, comme base à
une union plus large des syndicats
de classe, des forces
politiques de progrès, du
mouvement associatif, pour
forger un Front Alternatif populaire,
dont les axes de lutte
doivent constituer des éléments
de rupture avec le système
capitaliste et son système
de représentation politique.