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Solidarité avec le peuple grec contre l’impérialisme !

mercredi 5 mai 2010

Après des semaines et des semaines de spéculations et des propositions de plans d’austérité de plus en plus draconiens, le gouvernement du PASOK, parti socialiste de Grèce, vient de rendre public un plan économique qui est une attaque frontale contre la classe ouvrière, la paysannerie, le peuple grec : baisse des salaires des fonctionnaires de deux mois - ce qui équivaut à la suppression des congés payés -, recul de l’âge de la retraite de sept ans, augmentation des impôts directs et indirects, gels des salaires pour trois ans…

Cette agression se fait dans le cadre global de l’offensive des monopoles et du capital financier dans tous les pays de l’Union Européenne contre le monde du travail pour tenter de lui faire payer la crise. Mais en Grèce, il s’agit d’un véritable scandale politique équivalent à l’organisation d’un racket sur la population : la crise financière où est plongée le pays est la conséquence de la corruption et des mensonges éhontés des gouvernements qui se sont succédé, tant ceux du PASOK des Papandréou que de Nouvelle Démocratie des Caramanlis.

Dénoncés par le seul Parti Communiste (KKE) les Jeux Olympiques d’Athènes ont lourdement endetté le pays. Avec l’aide de la société Golden Sach, les gouvernements ont tripatouillé les statistiques et les bilans, favorisant la spéculation et l’endettement et la mise en place de budgets de complaisance, tandis que l’abandon du drachme (monnaie nationale) et l’adoption de l’Euro déclenchaient une hausse des prix spectaculaires, le redoublement de la spéculation, la baisse des revenus des travailleurs. Depuis le rebondissement de la crise du capitalisme, en particulier dans ses aspects financiers, la Grèce est l’objet d’une intense pression spéculative sur sa dette extérieure, dette contractée auprès des requins de la finance internationale, renforcée par l’arrivée des échéances.

Cela n’a pas empêché Papandréou de mener une campagne électorale de démagogue sans scrupule lors des élections de septembre 2009, pour aujourd’hui non seulement annoncer une politique à l’opposée de ses promesses, mais pour se comporter en commis du grand Capital international en bafouant toute dignité.

En même temps, l’UE révèle son véritable visage de cartel d’Etats monopolistes où les plus faibles (Grèce, Portugal, Espagne, Irlande, ex-pays socialistes) sont dominés et mis sous tutelle par les plus forts (France, Allemagne, Grande-Bretagne…), ces derniers en pleine osmose avec le capital des Etats-Unis par l’intermédiaire du FMI, dirigés par le membre du PS Strauss-Kahn sur proposition de Sarkozy. Loin d’aider la Grèce, l’UE comme le FMI, vont contribuer à la saigner un peu plus par des prêts de 110 milliards de dollars à 5% d’intérêts (contre 1% pour les banques), alors que les mêmes empruntent à 2% ! Par contre, l’un et l’autre prêtent la main au patronat grec pour aggraver l’exploitation des travailleurs et de leur famille.

Personne ne saurait se tromper sur la signification de ce qui se passe et d’ailleurs certains responsables de Bruxelles et du FMI le confient : la Grèce, la politique que l’on veut y voir mettre en place, c’est celle que les monopoles veulent voir mise en place dans tous les pays de l’Union Européenne et pour cela tous les prétextes sont et seront bons. Dans le sillage d’Athènes, le gouvernement portugais met en place le même type de politique et le gouvernement espagnol s’y prépare.

Et la social-démocratie est partout à disposition pour y contribuer au maximum. Il est significatif que le PASOK bénéficie du consensus, pour cette politique, de la Nouvelle Démocratie, de l’extrême-droite, tout comme du groupe Syrisa/Parti de la Gauche Européenne. Car si les uns ou les autres peuvent critiquer telle ou telle mesure, tel ou tel aspect du plan gouvernemental, ils se retrouvent tous pour faire semblant de croire qu’hors de l’UE il n’y aurait point de salut, et que dans ce cadre, de bonnes mesures pour le pays et ses travailleurs pourraient être adoptées !

Il en est de même des organisations syndicales de collaboration de classe, comme de la Confédération Européenne des Syndicats et de la Confédération Internationale des Syndicats.

Cependant rien n’est fatal : la résistance s’organise grâce à l’existence d’un puissant Parti Communiste (KKE) qui organise les luttes politiques et construit un large Front anti monopoliste. Le 5 mai, une nouvelle journée de grève générale est organisée, la septième depuis mars, après de puissantes manifestations dans tous le pays le premier mai, à l’initiative de PAME, organisation syndicale de lutte de classe.

L’URCF salue la résistance des travailleurs et du peuple grec, et appelle les travailleurs de France à exprimer leur solidarité avec leurs frères de classe grecs. Il faut que murisse la conscience que, contre le Capital et sa machine de domination et d’exploitation qu’est l’UE, le mot d’ordre de Marx et Engels « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » est plus que jamais à l’ordre du jour.

Vive la solidarité internationale des travailleurs !

Vive la lutte des travailleurs grecs pour la défense de leurs droits et conquêtes sociales et pour leur dignité nationale !

Vive le KKE et l’amitié des communistes de Grèce et de France !

Union des Révolutionnaires-Communistes de France (URCF)