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90ème anniversaire du Congrès de Tours : apprendre du passé pour construire l’avenir

janvier 2011

Le 12 décembre,
trois organisations
communistes, (PRCF,
Rassemblement des
Cercles Communistes,
URCF) ont commémoré
le 90ème
anniversaire du
Congrès de Tours où
le PCF fut fondé.

Il est nécessaire de rappeler
l’évènement fondateur du PCF
qui fut, après la Commune, la
plus grande conquête du prolétariat
de France.

L’URCF a insisté sur les grandes
lignes de l’héritage révolutionnaire
autour des principes
suivants :

Nécessité de la rupture
avec l’opportunisme

En effet, les marxistesléninistes
n’ont pas vocation à
coexister, au sein d’un même
Parti, avec les tendances révisionnistes,
sinon c’est le primat
de la lutte interne qui l’emporte
et la subordination aux éléments
droitiers au nom de
« l’unité ». Dans ces conditions,
il y a absence de politique
indépendante des communistes
authentiques. L’histoire,
y compris contemporaine, a
souligné l’importance de rompre,
dans tous les domaines,
politique, idéologique, organisationnel,
avec un parti devenu
réformiste.

l’Internationalisme
Prolétarien

Ce fut une des ruptures les plus
difficiles où l’opportunisme a
resurgi dans plusieurs périodes
de l’histoire du PCF. Dans un
pays impérialiste, le colonialisme
et l’impérialisme créent
les bases objectives pour la
diffusion du chauvinisme dans
le mouvement ouvrier et son
parti. De la guerre du Rif à
l’Indochine, le PCF sut mettre
en avant la lutte anticoloniale
des peuples opprimés par l’impérialisme
français. Le PCF fut
actif contre l’antisoviétisme.

Lors de la création de l’OTAN
en 1949, créée pour affronter
militairement l’URSS, Maurice
Thorez sut proclamer à la face
de la classe capitaliste de notre
pays, « Non le peuple de
France ne fera jamais la
guerre à l’Union Soviétique
 ».

Le mouvement communiste de
France aujourd’hui doit toujours
mieux assimiler les enseignements
de Lénine et Staline
pour faire des peuples opprimés
par l’impérialisme français,
des alliés de classe dans la
lutte commune contre le même
ennemi.

La Bolchevisation

Le Parti qui émerge au
Congrès de Tours est encore,
selon le mot de Lénine, une
formation « socialiste de gauche
 ». Un processus de luttes
politiques et théoriques fut
nécessaire pour la naissance
d’un PC de type véritablement
léniniste. Ce fut le processus
de bolchevisation. Cette dernière
implique la critique des
tendances lourdes opportunistes
du mouvement ouvrier
français sous les formes du
légalisme, de l’électoralisme,
du nationalisme, formes qui
traduisaient l’incompréhension
de la théorie marxiste de l’Etat.

La bolchevisation permit l’organisation
du Parti en cellules
d’entreprise, favorisa la formation
d’un noyau dirigeant stable
et renforça la démarche
fondamentale « Classe contre
Classe » . Tout en commémorant
l’héritage positif du PCF,
nous devons aussi apprendre
des origines matérielles, politiques,
idéologiques qui ont favorisé
et permis la victoire du
révisionnisme dans le PCF, en
lien avec la « ligne générale »
du XXème congrès du PCUS
de Khrouchtchev.

Les alliances de classe et
les Fronts

Le PCF révolutionnaire sut
éviter le « solo funèbre » évoqué
par Marx, c’est-à-dire l’isolement
de la classe ouvrière.

Du Front unique ouvrier pour
gagner et rallier la base social-démocrate
à l’action commune
pour les revendications, au
Front Populaire contre le fascisme
et au Front national uni
contre l’occupant nazi, l’histoire
du PCF est riche d’exemples
en matière d’unité des
travailleurs. Lénine a recommandé,
dans les Fronts, de
veiller, en toutes circonstances,
à l’indépendance du parti,
d’agir pour que la classe ouvrière
devienne la force dirigeante
afin d’assurer
l ’hégémonie du prolétariat
dans le mouvement démocratique.

Aujourd’hui : Construire
l’unité politique des communistes
par leur unité
d’action

Le mouvement communiste en
France ayant rompu avec le
PCF « muté » est divisé et segmenté
en plusieurs organisations
 : outre les trois citées cidessus,
existent notamment
l’organisation « Communistes
 » (R. Perlican), Le
PCOF… Cependant, Le RCC a
décidé de rejoindre l’unité d’action,
c’est de bon augure.

Ce phénomène a pour effet que
des milliers de travailleurs proches
des idéaux communistes
refusent de s’engager et de
choisir telle ou telle organisation.

Cela affaiblit la visibilité
des communistes restés révolutionnaires
dans les masses.

L’URCF ainsi que le PRCF ont
rappelé la nécessité de l’unité
d’action pour multiplier leurs
forces et agir avec plus d’efficacité
dans les luttes contre le
Capital et le pouvoir de Sarkozy.

Ce que l’URCF appelle le
bloc rouge des organisations
communistes, noyau d’un front
d’alternative populaire.

Sur la base de l’unité d’action,
les conditions seront créées
progressivement, par le
« frapper ensemble », pour
forger l’unité politique, programmatique,
organisationnelle,
en lutte permanente
contre l’opportunisme, afin que
se forge le Parti Communiste
de France dont les travailleurs
et le pays ont tant besoin.