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Condamnation des criminels de la dictature chilienne à Paris

janvier 2011

Le président de la cour d’assise de
Paris a fait connaître le 17 décembre
dernier une condamnation
historique dans le cadre de la disparition
forcée de quatre citoyens francochiliens
 : Georges Klein, Etienne Pesle,
Afonso Chanfreau et Ives Claudet,
« détenus disparus » pendant la dictature
fasciste d’Augusto Pinochet.

Malgré la convocation, les tortionnaires,
ne se sont pas présentés, bravant ainsi la
justice française ; 13 généraux et officiers
des services de sécurité chiliens de Pinochet
ont été condamnés ; le verdict français
va très au-delà des réquisitions du
parquet (c’est-à-dire du ministère de la
justice) :

- Juan Manuel Contreras Sepulveda et Pedro
Espinoza Bravo, ont été condamnés à
la peine maximale : prison perpétuelle.

- Hernan Julio Brady Roche, Marcelo Luis
Morén Brito, Miguel Kraznoff Martchenko
à 30 années de prison.

- Gerardo Ernesto Godoy García, Basclay
Humberto Zapata Reyes, Enrique Lautaro
Arancibia Clavel, Raúl Iturriaga Neumann,
Luis Joaquín Ramírez Pineda, José
Osvaldo Riveiro à 25 années de prison.

- Rafael Francisco Ahumada Valderrama à
20 ans et Emilio Sandoval Poo à 15 ans de
prison.

Ils ont été condamnés pour détention abusive,
« séquestration et emprisonnements
illégaux aggravés par des tortures et actes
de barbarie », qui sont le reflet des
crimes commis par le pouvoir fasciste
pendant les 17 ans de dictature contre
des milliers de chiliens, leurs familles
et toute la société.

Les familles des quatre victimes ont
été accompagnées des témoins, des
experts.

Pour la première fois dans l’histoire
du Chili, la justice d’un autre pays a
réussi à punir les agissements de ces
criminels.

Iturriaga fut responsable du Département
Extérieur, fut responsable de la Brigade
Purén de la DINA (Gestapo chilienne), est
en fuite depuis que le 11 juin ne se soit
pas présenté a accomplir sa condamnation
pour la disparition forcée en 1974 de Dagoberto
San Martín Vergara.