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Suppression de l’Euro...

avril 2011

...illusion ou transformation radicale ?

Certains pensent qu’une sortie
de l’Euro serait déterminante
pour atténuer les effets
conjoncturels de la crise du
capitalisme.

Dans une période où l’avenir
des travailleurs et des peuples
dépend du développement
de la conscience révolutionnaire,
on doit faire la clarté
sur les mécanismes objectifs
de la société capitaliste.

Qu’est-ce que l’Euro ?

L’Euro est un lien économique interne à la
communauté européenne, permettant un
meilleur fonctionnement des transactions
de la Banque Centrale Européenne (BCE).

A ce titre et en tant que monnaie, l’Euro
est l’expression de la valeur marchande, un
instrument d’échange en faveur de toutes
transactions, comme toute espèce de monnaie.

A l’échelle européenne, l’Euro est le
reflet des rapports de production déréglementés,
et facilite le pillage des États faibles
de l’Europe par les puissances impérialistes
(Allemagne, France etc.. ).

Lorsque le Président Sarkozy prétend
qu’une sortie de l’Euro engendrerait une
catastrophe, c’est faux ; et lorsque Mélenchon
la préconise comme une solution
radicale, ce n’est pas juste non plus.

Que se passerait-il si un
seul pays abandonnait
l’Euro ?

Nous retomberions dans les ambiguïtés
formulées par le PCF avant
le passage à l’Euro (monnaie commune
opposée à la monnaie unique).

Le pays qui sortirait de l’Euro
n’empêcherait pas les multinationales
de l’utiliser comme monnaie
commune au niveau de la BCE. Il
ne sortirait donc pas de la zone
Euro, et ce serait un coup d’épée dans
l’eau.

De plus, l’Angleterre, qui ne se situe pas
dans la zone Euro, a une politique qui détruit
les services publics, précarise la législation
du travail, multiplie impôts, taxes,
et dégrade les conditions de départ à la
retraite, comme dans tous les pays de l’UE.

La sortie de l’euro seule est donc bien une
mesure de type capitaliste.

La sortie de l’Europe est donc bien le mot
d’ordre juste, parce qu’elle s’attaque à la
structure politique impérialiste.

Le combat contre l’Union européenne est
un combat contre le capitalisme, car c’est
lui, et non l’Euro, qui aggrave, avec le regroupement
et la concentration des capitaux
privés, la crise systémique qui déjà
entraîne une récession généralisée, des
États-Unis à la Chine.

D’énormes gâchis et gaspillages économiques,
sociaux, culturels et humains sont
causés par l’internationalisation d’une
concurrence exacerbée entre les monopoles
capitalistes de la planète.

Afin que les banques et entreprises opèrent
d’autres missions que celles du profit, il
faut rompre avec le capitalisme par la révolution,
se saisir du pouvoir politique et
briser dans chaque pays le vieil appareil
d’État bourgeois.

Est-ce la sortie de l’UE qui prépare la révolution,
ou est-ce le contraire ? L’histoire
le dira : ce qui compte, c’est le renversement
du système capitaliste, qui s’oppose à
la satisfaction des besoins. Le combat pour
aller « hors de l’UE », est, pour nous, indissociable
de la lutte révolutionnaire pour
le socialisme.

Ce combat n’est pas l’affaire d’un pays
contre les autres, mais l’affaire de toutes
les classes ouvrières coalisées qui devront
construire ensemble la rupture avec l’UE,
instrument d’oppression et de destruction
des conquêtes sociales.