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"L’avenir" du capitalisme...

dimanche 30 mai 2010

... : le krach et la misère !

Les mesures prises pour tenter d’endiguer la crise et éviter un effondrement de l’économie mondiale ont toutes pour but d’en faire porter les conséquences sur les peuples, c’est-à-dire de fixer le prix d’achat de la force de travail le plus bas possible en élevant la productivité jusqu’aux limites du supportable. Ce n’est pas un hasard si le nombre de suicides et de morts sur les lieux de production augmente constamment, et notamment au Japon, dont les multinationales affichent des profits record. La paupérisation touche une part croissante de la population mondiale.

L’exemple de l’Argentine se reproduit à grande échelle. Dans les années 90, ce pays était un des meilleurs élèves du FMI : bas salaires, ouverture aux capitaux étrangers pour lesquels le pouvoir avait instauré la parité dollar/peso, et accordé des taux d’intérêts élevés. Cette politique entraîna un appauvrissement massif de la population (baisse d’un tiers des revenus), 60% vivant sous le seuil de pauvreté, tandis que la bourgeoisie compradore s’enrichissait en prêtant au prix fort à l’État, incapable de rembourser.

Aujourd’hui, au niveau mondial, la bulle financière s’est gonflée sur la base des politiques néolibérales d’ouvertures des marchés, des services aux capitaux et de l’augmentation de la productivité. Depuis les premières faillites consécutives à la crise immobilière aux USA, les États ont massivement racheté des actifs à risque, ils ont accordé des crédits à des taux attractifs et massivement aidé les banques (17,6% du PIB
des pays du G20 leur ont été consacrés).

Leur endettement s’accroît et devient l’objet de spéculations plus rentables que l’investissement dans la production. Mais il est faux d’opposer un capitalisme “producteur de richesses” à la finance, la base de la richesse étant le profit créé dans la production, la spéculation ne solutionnant que temporairement la baisse du taux de profit et aggravant à terme la crise.

En France, Fillon programme, dans la continuité de la RGPP, le non remplacement des départs à la retraite pour la moitié des agents de la Fonction publique, une baisse de 10 % en valeur des dépenses d’intervention de l’État sur trois ans : APL, aides au transport, dépenses sociales et culturelles...
Ces nouvelles restrictions affecteront surtout la population travailleuse.

De plus, de nombreuses administrations et services verront leur personnel diminuer d’1,5% par an (Pôle-emploi, Météo France...) et les usines vont continuer de fermer. Les profits des entreprises du CAC 40, qui s’élevaient à 50 milliards en 2009, sont ainsi maintenus au prix de l’appauvrissement des masses.

Parce qu’il s’agit d’une crise systémique du capitalisme, il ne peut y avoir de solution durable dans le cadre de ce mode de production. Refuser de payer la crise, c’est lutter pour son renversement !