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Déclaration de Viktor Tioulkine, 1er secrétaire du PCOR à la conférence d’Athènes

jeudi 29 mars 2012

Thèses du rapport du secrétaire général du CC du Parti Communiste Ouvrier de Russie- Parti révolutionnaire des communistes (PCOR-PRC) Victor Tioulkine, prononcé à Athènes, lors de la 22ème rencontre des partis communistes et ouvriers décembre 2011

Chers camarades,

Au nom du PCOR, permettez-moi de saluer tous les participants à l’assemblée et d’exprimer notre gratitude à l’endroit du parti communiste de Grèce qui a organisé cette conférence, et a initié aussi toutes nos récentes conférences.

1. Le thème de la présente conférence a été déterminé par le groupe de travail de la manière suivante : « LE SOCIALISME EST LE FUTUR ! La situation internationale et l’expérience des communistes 20 ans après la contre-révolution en URSS ».
Les tâches pour le développement de la lutte des classes dans les conditions de la crise capitaliste, de la guerre impérialiste, des luttes et des soulèvements populaires actuels pour les droits de la classe ouvrière, le renforcement de l’internationalisme prolétarien et du front anti-impérialiste, pour le renversement du capitalisme et la construction du socialisme. » Je ne suis pas sûr de ce qu’il en est dans les autres langues, mais si l’on pense en russe l’intitulé du sujet de notre conférence, il apparaît qu’il serait bien mieux exprimé, si l’on changeait l’ordre des mots : « le futur est le socialisme » ! Ce n’est pas une question de grammaire ; il s’agit de la compréhension des tâches organisationnelles et de leur mise en œuvre. Le slogan « le socialisme est le futur » laisse entendre que l’on doit attendre jusqu’à ce que le socialisme se construise quelque part, que sa réalisation n’est pas d’actualité, qu’il ne s’agit pas, avec le socialisme, d’une tâche qui incombe à notre génération, mais plutôt à la génération suivante. Le 21ème siècle vient de commencer, et le XXIIème siècle suivra !

2. Selon V.I. Lénine, le socialisme est la destruction des classes. Cela signifie que le socialisme prend ses racines dans la lutte des classes du prolétariat et continue dans la forme de la lutte des classes de la classe ouvrière pour la construction de la société sans classe -le communisme-, pour la destruction totale des classes au moyen du développement du socialisme comme forme incomplète du communisme destinée à se dépasser dans le communisme. Cela signifie que le socialisme ne commence pas demain et ne commence pas même non plus aujourd’hui- cela signifie en fait que le socialisme a commencé hier dans tous les pays où la lutte des classes contre la bourgeoisie s’est constituée dans la forme et dans l’extension déterminées par nos partis.
Voici 50 ans que le XXIIème congrès du PCBUS supprima l’essence du marxisme dans son programme- la dictature du prolétariat. Ce qui conduisit à l’effondrement de l’URSS en 30 ans. Cela fait 20 ans que le PCUS de Gorbatchev cessa d’être le parti de la classe ouvrière et donna naissance au mouvement de trahison à la cause socialiste initié et mené par Gorbatchev et Eltsine.

Nous avons tous tiré les leçons de ce qui s’est passé et nous appliquons leurs nécessaires conclusions pour nos luttes présentes et futures.
La question principale, simple et directe, fut d’abord entendue par la classe ouvrière : quelles sont les raisons pour lesquelles le socialisme soviétique fut battu (je suis sûr que cette défaite est temporaire) ?

La réponse est simple- parce que le PCUS a perdu sa nature de classe et cessa partant d’être le parti de la classe ouvrière.

4. Permettez-moi d’appuyer cette affirmation par quelques pensées et souvenirs personnels. J’ai participé activement aux évènements des années 1987-1991, j’ai organisé la résistance à Gorbatchev et à sa politique perverse, en particulier pendant le XXVIII congrès du PCUS et l’assemblée constituante du parti communiste de la république socialiste soviétique de Russie. J’ai réfléchi sur les raisons de la chute de ce géant qu’était le PCUS. Aujourd’hui, analysant les évènements qui suivirent l’interdiction eltsynienne des activités du PCUS, j’en viens à la conclusion selon laquelle l’état du parti en 1991 ne permettait pas d’autre issue.
Je dis ceci en me fondant sur la connaissance du sujet alimentée par l’analyse des carrières des fonctionnaires professionnels du parti (à tous les niveaux, y compris les secrétaire permanents des organisations de base du parti- ceux qui émargeaient sur la liste de paye du parti), de la période du putsch contre-révolutionnaire des années 1961-1991. Que sont-ils aujourd’hui et quelles sont leurs occupations ? On peut les retrouver partout : dans les banques et dans le boursicotage, dans des sociétés cotées en bourses et dans les corps administratifs de ces sociétés, ils peuvent être des officiels de l’Etat à un niveau fédéral ou local, ils peuvent avoir des emplois dans le gouvernement fédéral ou sont députés du parlement fédéral et/ou national, ils ont des positions dans les syndicats compromis avec le pouvoir.
Ils sont partout sauf dans les ateliers derrière les machines avec les ouvriers, ou parmi les organisateurs du mouvement ouvrier (à quelques exceptions près). Ils étaient très éloignés des travailleurs et de leurs préoccupations : ils furent indifférents à la décision prise par Eltsyne d’interdire le PCUS, décision qui les trahissait.

5. Nous avons ainsi que les partis communistes d’autres pays, plus ou moins, identifié et réglé les erreurs du PCUS liées à sa dégénérescence. L’opportunisme qui a touché le PCUS après la mort de Staline s’est développé en révisionnisme qui a conduit au rejet des idées fondamentales du marxisme : comme la dictature du prolétariat ; la compréhension de l’Etat comme un mécanisme de classe ; la reconnaissance de la lutte des classes dans la société socialiste.
Quand la version khrouchtchévienne du programme du parti fut adoptée au XIIème congrès du PCUS, on déclara explicitement que la dictature du prolétariat était dépassée. Ils alléguèrent que "la classe ouvrière de l’URSS avait transformé l’Etat de leur dictature en Etat de tout le peuple », qu’elle l’avait fait de sa propre initiative et dans la ligne de la construction du communisme ; c’est la première fois que nous avons un Etat qui n’est pas la dictature d’une certaine classe... la dictature du prolétariat a cessé d’être nécessaire ».

Le parti était aussi conçu comme n’étant plus le parti de la classe ouvrière, mais le parti de toute la nation, ce qui est contraire à la conception léniniste du parti comme avant-garde.
Dans le programme du parti (XXIIème congrès), il était affirmé que la "dictature du prolétariat a réalisé sa mission historique et a cessé d’être indispensable du point de vue du développement interne de l’URSS. L’Etat qui avait émergé comme un Etat de la dictature du prolétariat a mué en Etat de toute la nation, ce qui signifie qu’il a atteint une nouvelle étape plus moderne [...] Le parti continue son activité à la lumière de l’idée selon laquelle la dictature du prolétariat n’est pas indispensable jusqu’au dépérissement de l’Etat".

Au même moment, ils accomplirent des réformes qui eurent pour effet d’entraver le développement socialiste de l’industrie, mais développèrent en revanche les secteurs de l’économie orientés vers le marché. Les réformes économiques de 1965 eurent des effets particulièrement négatifs, car le principe du travail pour la société qui garantissait le caractère social des bénéfices des entreprises en les destinant intégralement au développement de tous les membres de la société fut remplacé par le principe de l’obtention maximum de profits par chaque entreprise industrielle conçue comme entreprise séparée des autres.
Ces réformes eurent pour conséquence la désorganisation et la ruine progressive des fondements de l’économie socialiste.

Ces décisions droitières furent affermies lors du XXVIIIème Congrès du parti par l’orientation qu’il prit en faveur de l’économie de marché, c’est-à-dire du capitalisme. En effet, il y capitalisme lorsque la production de marchandise intègre la force de travail comme marchandise.
Dans la déclaration de la minorité communiste (groupe Initiative communiste dirigé par le camarade Tiulkine. Note URCF), nous prévenions le Parti et le peuple que "la transition au marché dans la forme d’un système universel comprenant un marché du travail et un marché financier signifierait inévitablement une augmentation des rapports de production capitalistes.
Nous prévenions que le "traitement" du socialisme avec des mesures capitalistes, ignorant tout à fait les processus réels, ne conduirait pas à l’augmentation des performances de l’industrie et à l’amélioration de la qualité de vie et aurait pour conséquence, l’exact contraire : leur effondrement inévitable ce qui aurait pour effet des protestations sociales de grande envergure et préparerait de grande souffrance au peuple.
Nous pensons que cette position exprimée par la minorité doit être enregistrée par le congrès, afin qu’une discussion générale puisse être initiée dans tout le parti et afin que nous puissions aussi nous préparer aux désastres futurs qui se dessinent dans le but d’éviter l’effondrement économique qui menace ».
Pour résumer ce que je viens de dire : l’idée principale de mon discours est que le parti n’a pas le droit de continuer une perestroika (note du traducteur : restructuration) qui a mené à une détérioration très grave de la vie du peuple.
6. Un parti communiste est le parti de la classe ouvrière, par définition. Ce n’est certes pas la condition suffisante pour que le parti dirige la construction du socialisme, mais c’est une des condition sine qua non. C’est une tâche d’une grande complexité et d’une très grande importance historique.
Dans son travail "le contenu économique du programme des narodniki (populistes. Note URCF)" et dans sa critique du livre de M. Struve publié en 1894, Vladimir Illych Lénine (Volodya Ulyanov à l’époque) écrit à propos du "réveil de l’homme qui se trouve dans "la bête de travail", le rêveil qui a une signification si grande dans l’histoire du monde et qui justifie tous les sacrifices".
Le parti aide les représentants des masses laborieuses à se libérer du rôle d’animal de trait qu’on leur impose pour redevenir humain. La tâche du parti consiste à aider la classe ouvrière à se constituer en tant que classe qui oeuvre consciemment à la réalisation de son but historique et universel. C’est là l’un des principes du marxisme orthodoxe.

7. La tâche de préservation du marxisme orthodoxe n’inclut pas seulement le nom de "communiste". Malheureusement, il y a de nombreux partis qui hormis le nom n’ont rien en commun avec le communisme.
L’adhésion au marxisme-léninisme, la préservation du marxisme orthodoxe ( Lénine considérait que ce sont là des tâches importants en période de réaction) signifie les choses suivantes :
a) la reconnaissance théorique du rôle universel et historique de la classe ouvrière, laquelle creuse la tombe de la bourgeoisie en construisant la société communiste ; la reconnaissance de la nécessité de la dictature du prolétariat jusqu’à la liquidation des classes ; la reconnaissance de la poursuite du processus de la révolution sociale. ;
b) La présence dans le programme du parti d’une compréhension claire des moyens d’instauration de la dictature du prolétariat, i.e. la reconnaissance du concept de la forme organisationnelle du pouvoir du peuple travailleur. Les soviets développés en accord avec le programme du parti bolchevique, i.e. les corps dirigeants élus dans les entreprises industrielles plutôt que par district territorial, ont prouvé qu’ils étaient la forme la plus stable permettant d’impliquer tous les travailleurs dans le procès de gestion publique aussi bien que dans le procès d’administration publique.

c) La réalisation actuelle d’un travail politique pratique visant à organiser le mouvement ouvrier, ceci dans le but de donner naissance à des organismes dirigeants à l’intérieur même du capitalisme, qui se mueront en autant de corps dans l’organisme de la dictature du prolétariat après la révolution socialiste.
C’est cette lutte politique ayant pour but la réalisation du pouvoir ouvrier qui doit être accomplie, et non pas une lutte politique qui se limite à la défense exclusivement parlementaire de la classe ouvrière et de ses intérêts.

8. Il n’y a qu’un seul parti ouvrier en Russie aujourd’hui, c’est le PCOR. Le parti a été fondé en 1991 par les forces qui ont combattu à l’intérieur du PCUS, Gorbatchev et ses préférences pour le "marché libre", c’est à dire les positions capitalistes.
C’est le premier parti communiste enregistré en Russie et dans les anciennes républiques de l’URSS (Janvier 1991). Nous avons accompli le travail d’organisation du mouvement ouvrier en nous inspirant souvent de l’expérience du KKE et de PAME. La jonction de nos forces avec le mouvement syndical russe est difficile parce que la majorité des syndicats "FNPR" sont pro-gouvernementaux et ont même des traités de coopération officiels avec le parti au pouvoir, "Russie Unie" (le chef du "FNPR" est Mkhaïl Shmakov a rejoint le prétendu "front du peuple" créé par V. Poutine dans la perspective des élections parlementaires qui auront lieu cette année).
Notre parti aide à la création et au développement des syndicats de classe. Dans la mesure où ce genre d’activité était trop manifestement en contradiction avec les intérêts des autorités bourgeoises, celles-ci ont annulé notre enregistrement comme parti politique légal par un décret spécial de la cour suprême (en 2007), rendant ainsi impossible notre participation aux élections parlementaires.

9. Après ce décret nous refusant une existence légale en tant que parti, nous avons développé une tactique consistant à organiser un front de classe des travailleurs qui se développe bien. Avec notre parti, les organisations suivantes se sont jointes au font uni du travail de Russie (Rot Front) : Komsomol, des dirigeants de quelques syndicaux, quelques groupes de gauches et quelques organisations de citoyens.
L’intention du front est la suivante : a) l’organisation de la classe ouvrière ainsi que l’organisation de la lutte anti-impérialiste en général ;
b) l’enregistrement du front comme un parti politique avec le but de participer aux élections parlementaires et d’utiliser les formes parlementaires de lutte pour développer un mouvement de classe des masses travailleuses de grande envergure.

10. Cette tactique est confrontée à une forte résistance des autorités bourgeoises puisque jusqu’à présent nos demandes d’enregistrement ont été refusées à 6 reprises par le ministère de la justice. En conséquence, cette année non plus, notre parti n’a pas pu prendre part aux élections.
Ajoutons que notre tactique de création d’un front uni du travail n’a pas seulement rencontré la résistance des autorités, mais aussi celle de cercles politiques qui servent cette autorité, à commencer par les successeurs de Gorbatchev. La déclaration de Zyouganov selon laquelle le front uni du travail de Russie (Rot Front) est " le projet du Kremlin" illustre bien leurs intrigues.

11. Aujourd’hui, la tendance "gorbatchevienne", c’est à direla politique anti-ouvrière menée sous la bannière du communisme existe en Russie et au niveau du mouvement communiste international.
A l’époque de Gorbatchev les fonctionnaires corrompus du PCUS avaient l’habitude d’exprimer leur loyauté verbalement à la classe ouvrière, et oeuvrer un peu pour donner au moins quelques preuves de leur engagement.
Aujourd’hui les successeurs de Gorbatchev qui occupent des sièges au parlement pour l’opposition, feignent de défendre les intérêts de la classe ouvrière. Mais leur politique actuelle considérée du point de vue aussi bien théorique que pratique est bien plutôt une politique petite bourgeoise qu’une politique de la classe ouvrière.
Dans la même perspective que Marx et Engels critiquèrent les formes non-scientifiques du socialisme (le socialisme utopique, chrétien, bourgeois etc.) dans le « Manifeste du parti communiste », nous nous devons critiquer les principes du "socialisme de marché" et montrer qu’il ne s’agit en fait que d’une forme de socialisme bourgeois. Selon nous ses caractéristiques sont les suivantes :
Reconnaissance du parlementarisme bourgeois comme une forme de souveraineté populaire et l’idée selon laquelle la lutte pour l’organisation d’élections "parlementaires honnêtes" est la chose la plus importante (avec la conquête des sièges).

L’adhésion au "socialisme de marché", fondé sur une économie mixte qui est en vérité gouvernée par la bourgeoisie. La plupart des partis qui choisissent cette voie prennent le Parti communiste chinois pour exemple.
Cependant, l’exemple du "socialisme mixte", intégrant la propriété capitaliste des moyens de production n’est absolument pas attrayant pour les ouvriers en grève, travaillant pour les puits de pétrole dans la région de Mangystauz au Kazakhstan.
En effet, les autorités et les propriétaires chinois n’utilisent pas seulement la police locale, la justice et les prisons pour réprimer les grévistes, mais n’hésitent pas à faire assassiner les travailleurs et les membres de leurs familles.
Nous pensons aussi que ce socialisme de marché n’est pas non plus très attrayant pour les travailleurs chinois qui affluent en Russie pour faire un travail de misère pour des salaires de misère.
Nous aimerions avertir nos camarades - les communistes de Chine- que le PCC ne devrait pas suivre la voie de Gorbatchev qui a rétabli le capitalisme « sous la bannière du communisme ».

12. L’opposition des communistes à la tendance "gorbatchévienne" que l’on observe dans les mouvements de gauche en Russie a atteint le niveau de la confrontation de classe ouverte.
Le PCFR ‘Parti communiste de la fédération de Russie’ (révisionniste, autorisé à s eprésenter aux élections, le parti de Ziuganov) par exemple a déclaré que les sites internet de notre parti, et les sites de ROT FRONT ainsi que d’autres sites alliés, appartenaient à une idéologie ennemie de leur parti.
Cette année, pendant la campagne pour les élections (parlementaires), nous avons essayé d’arriver à un accord avec le PCFR visant à inclure une liste de représentants du mouvement ouvrier sans personne de notre parti) dans leur liste de candidats.
La direction du PCFR a rejeté notre proposition. On trouve difficilement des ouvriers dans leur liste (seul 20 ouvriers de l’industrie sur un total de 594 candidats ; de plus le positionnement de ces 20 ouvriers sur les listes ne leur confère aucune chance d’être élu).
La sixième convocation de la Douma d’Etat (le parlement fédéral) dans l’histoire de la Russie va avoir lieu. Il n’y eut jamais que deux ouvrier élus à la Douma dans son histoire : Korsakov et Shandybin, ce dernier a quitté le PCRF juste avant de mourir parce qu’il était déçu.
En revanche, il y a beaucoup d’hommes d’affaires et d’officiels dans les listes du PCFR, comme ce général de la police (un ami personnel de Poutine), ce baron gagnant 14 million de dollars ou comme le chef du komsomol de Ziouganov, M. Afomn dont le revenu annuel excède les revenus des 20 candidats ouvriers du PCFR.

(Même le parti bourgeois "RUSSIE JUSTE" a inclus dans sa liste des candidats régionaux 3 leaderssyndicaux ouvriers). Le programme électoral de Ziouganov et du PCFR est en fait un rêve. Il rêve de la création d’un gouvernement de centre gauche qui pourrait réaliser divers bons programmes et accomplir les bons souhaits des camarades, alors que ce programme ne dit rien à propos du développement de la lutte du peuple travailleur lui-même.

13. La lutte pour le socialisme continue et s’approfondit dans les conditions de la crise. Les partis communistes marxistes-léninistes du territoire de l’URSS ont joint leurs forces dans la forme d’un PCUS refondé et épuré.
Une lutte résolue contre les opportunistes et les révisionnistes a eu lieu ; ils ont été exclus. Nous considérons que la réhabilitation du communisme comme une de nos tâches principales, aussi importante que la réintroduction de la confiance pour le parti communiste dans la classe ouvrière.
Pour conclure mon discours, j’aimerais citer Vladimir Lénine une nouvelle fois : "... réveiller l’être humain dans "l’animal de trait", ce réveil qui a une signification si grande dans l’histoire que tous les sacrifices pour assurer son accomplissement sont justifiés".
Soulignons- tous les sacrifices sont justifiés. Nous partons de ce principe dans notre lutte. Nous n’arrêterons pas ni n’hésiterons sur cette voie.