Accueil > France > Années 2012 - 2013 > Mobilisation de classe...

Mobilisation de classe...

dimanche 8 avril 2012

...contre le Capital et l’Union européenne !

Mensonges et
démagogie

65 % des électeurs se déclarent déçus
de la campagne des présidentielles.
La capacité des candidats n’est pas en
cause mais plutôt l’incapacité du capitalisme
(que tous ou presque défendent) à
susciter l’espoir, puisque ce système à
bout de souffle ne peut plus satisfaire les
besoins populaires vitaux.

Le monarcho-présidentialisme constitue
une mystification autour d’un prétendu
« homme providentiel », héritage du
passé monarchique doté d’immenses pouvoirs
… pour mieux relayer les directives
du Capital financier. Cette mystification
s’opère à coup de « petites phrases » pour
le « 20 heures », d’esbroufes médiatiques,
d’annonces mensongères (Arcelor-Mittal),
de coups bas contre ses rivaux. La forme
prend toujours le pas sur le fond ; pour
ceux qui n’auraient pas compris, les médias
sont là pour orienter indéfiniment les
esprits avec les mêmes phrases répétées.
Le monarcho-présidentialisme est un
système antidémocratique et antihistorique
puisque, il faut faire oublier le passé
et le passif des candidats, et cultiver une
véritable amnésie.

Sarkozy, avec son quinquennat de cadeaux
à l’aristocratie financière, son projet
de TVA « sociale » s’autoproclame le
« candidat du peuple » et se livre à des
« engagements » sans que les médias
sourcillent, alors que sa parole est totalement
discréditée.

Hollande le social-libéral
de toujours promet de taxer les
millionnaires … et les rassure en privé sur
le mode « vous ne serez pas concernés ».

Mélenchon et son principal soutien, le
PCF
, se présentent comme les tenants
d’une « gauche avec odeur et saveur »,
« radicale » ; mais les mêmes siégeaient
au sein du gouvernement de la gauche
plurielle de Jospin, gouvernement qui a
pulvérisé le record des privatisations et
engagé la France dans des guerres impérialistes
 : Yougoslavie, Afghanistan.

Tous
promettent et oublient, le temps d’une
élection, l’austérité, la dette, la crise et
critiquent l’Union Européenne, qu’ils ont
tous contribué à édifier.

Alors, comme la
situation des travailleurs est dramatique,
que le mécontentement est massif, le FN
fascisant
a le rôle de droitiser les candidats
du Capital, à coups de pressions
pour réduire les chiffres de l’immigration
légale et illégale. Sarkozy suit ce sinistre
sillage et désigne les prétendus responsables
de nos maux : véritables boucs-émissaires,
les musulmans et le halal, les
« assistés ». Cette haine de classe antipopulaire
vise à détourner l’attention de ses
responsabilités et de celles du Capital
pour faire payer leur crise par les forces
du travail.

La campagne national-populiste
de Sarkozy dénonce
« Schengen » alors qu’il est, avec Merkel,
le principal artisan du Traité de Lisbonne
et du nouveau Traité rendant obligatoire
une politique d’austérité pour les familles
populaires afin de renforcer toujours plus
les profits capitalistes.

Le PS, lui-même co-constructeur de
l’Europe capitaliste, prétend renégocier le
dernier Traité ; mais alors pourquoi s’abstenir
au Sénat (où il est majoritaire) et à
l’Assemblée, permettant ainsi la ratification
 ?

Nous assistons au stade ultime du
monarcho-présidentialisme, une caricature
où la bourgeoisie monopoliste cherche
par les moyens les plus cyniques à
duper, à maintenir le consensus autour
du pouvoir (dictature de classe) capitaliste
fondé sur le bipolarisme : UMP/PS.

Les sondages avaient mis en avant
Bayrou en 2007 ; aujourd’hui ils font de
même avec Mélenchon, présenté (après
avoir été traité de « populiste » au début
de la campagne) comme « sincère » et
« grand orateur ». Les médias au service
du Capital visent à mettre en selle un
« troisième homme », dans l’unique but
de détourner l’attention de ce bipolarisme
prégnant et de la satellisation autour de
l’UMP et du PS, qui se manifestera demain
au soir du premier tour. Affrontement
de forme mais consensus réel autour
d’un même contenu de classe favorable
aux monopoles. En effet, quel que soit
le candidat élu, l’austérité après le 6 mai
sera aggravée. Notre situation économique
de pays en déclin n’est pas si éloignée
de l’Espagne et du Portugal.

Prenons la
Grèce : lors de la campagne législative, le
« socialiste » Papandreou et le PASOK
recourraient aux phrases nationalistes et
de « gauche » pour battre la droite. Maintenant,
les mêmes personnes gouvernent
avec la droite pour appliquer la superaustérité
et satisfaire les capitalistes grecs,
les banques françaises et allemandes, l’UE
et le FMI.

Les raisons du
boycott

Pour dénoncer cette campagne de démagogie
et de mensonges, pour faire entendre
notre colère, il faut délégitimer la
monarchie présidentielle et le pouvoir
capitaliste. Notre campagne se déroule
prioritairement vers les entreprises : car
c’est la classe ouvrière et les employés qui
seront le coeur du Front anticapitaliste et
anti-UE.

Pourquoi le boycott ?

1°/ Le boycott pour gagner dans l’action
une assemblée Constituante se forgeant
à la base dans les usines et quartiers
populaires pour arracher au Capital, à la
droite et à la social-démocratie le maximum
de droits démocratiques et pour
favoriser le développement des luttes de
classe.

2°/ Le boycott pour montrer que les
déclarations ne suffisent pas, que ce sont
les luttes, les grèves massives et reconductibles,
comme en Grèce qui feront
reculer le Capital et poseront la question
des salaires, de l’emploi, de la retraite à 60
ans pour tous.

3°/ Le boycott pour refuser le capitalisme
y compris « l’altercapitalisme » prôné
par Mélenchon et le Front de gauche,
pour montrer que la finalité du combat
révolutionnaire n’est pas le « partage des
richesses » avec le Capital qui nous exploite
mais l’expropriation de ces mêmes
capitalistes.

Le capital financier
a fait son temps.

La nouvelle
Bastille à
renverser, c’est le
capitalisme !

Ce qu’il faut aux travailleurs, ce n’est
pas un changement de gouvernement
mais, par la révolution, un changement de
pouvoir, celui de la classe ouvrière avec la
nationalisation des monopoles, l’abolition
du chômage, la planification économique
permettant la satisfaction des besoins sociaux
et culturels : le socialisme seule alternative
au capitalisme
.

L’URCF