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Edito

dimanche 2 décembre 2012

Un gouvernement au service du Capital...

FORGEONS L’OPPOSITION ANTICAPITALISTE !

A près six mois de gouvernement
PS, le peupletravailleur
peut déjà constater
que l’alternance avec l’UMP ne
débouche que sur une nouvelle expérience
social-démocrate (ou plus exactement
social-libérale) de gestion des intérêts
de la bourgeoisie, au détriment de
ceux de la majorité de la population.

Qu’il s’agisse de la multiplication de
cadeaux au Capital, de la ratification du
Traité budgétaire européen, de la continuation
de la politique d’austérité pour
les travailleurs, des ingérences et préparatifs
de guerre en Syrie et au Mali..., la
politique mise en oeuvre par Hollande et
son gouvernement vise à développer les
profits des monopoles français dans la
phase actuelle de crise du système capitaliste,
en faisant payer les travailleurs.

Les mensonges sur la démondialisation
prônée par Montebourg avant les
élections se dissipent. Face à la dictature
des entreprises monopolistes et au
dogme de la compétitivité, celui-ci a vite
révélé son ralliement à l’inéluctabilité de
la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay et
à la nécessaire baisse du “coût du travail”
sous couvert d’un « effort partagé
 ». Aux 470 travailleurs de la raffinerie
de Petit-Couronne, il présente comme
hypothétique repreneur un fonds souverain
libyen, pour autant que le terme
“souverain”, dans un pays tombé entre
les mains des monopoles occidentaux du
pétrole et de leur instrument Al-Qaïda,
signifie encore quelque chose.

Parmi les dernières mesures du gouvernement
figurent la hausse de la TVA
et la baisse des cotisations sociales en
échange d’un crédit d’impôt, c’est-à-dire
à nouveau un transfert des revenus du
travail vers le capital. Des coupes budgétaires
à hauteur de 10 milliards qui visent
certains ministères et des collectivités
locales, de nouvelles éco-taxes sont
aussi annoncées. On est donc loin d’une
“autre politique possible” prônée par les
formations à gauche du PS qui déplorent,
comme le Front de Gauche, que
Hollande ait tourné le dos à ses promesses,
comme celle de taxer les revenus du
capital au même taux que ceux du travail.

C’est que faute de comprendre et
de dénoncer le mécanisme unique liant
le Capital à l’appareil d’État et à son
personnel politique, faute de remettre en
cause la propriété privée des moyens de
production et l’exploitation capitaliste, et
de présenter la démocratie bourgeoise
comme une dictature de classe, il est
impossible de satisfaire les besoins, d’assurer
une véritable démocratie populaire.
L’exigence, c’est le pouvoir ouvrier
et le socialisme.

L’adoption du TSCG au Sénat à majorité
PS puis à l’Assemblée Nationale,
également à majorité PS (avec 477 voix
pour), confirme encore une fois l’inanité
des appels à une « autre Europe », qui
fusaient encore lors des manifestations
contre ce Traité. Les tenant de la critique
de gauche contre la “règle d’or” de Merkel
et de Sarkozy n’ont pas étendu le
mouvement à un appel à la lutte générale
contre la politique d’austérité de
Hollande et contre l’Union Européenne ;
cela révèle le fait que la social-démocratie
est objectivement un allié du
Capital, dont le rôle est d’empêcher la
prise de conscience révolutionnaire et le
combat anticapitaliste et antiimpérialiste.

Pour sa part, l’URCF appelle
à continuer le combat contre l’UE,
notamment en soutenant l’appel à un
référendum contre le TSCG, mais surtout
en aidant les travailleurs à affronter
les monopoles, français ou étrangers, et
le gouvernement qui les sert. C’est en
effet par les luttes convergentes des travailleurs
contre les licenciements, les
fermetures d’usines, le démantèlement
de ce qui reste des services publics, qu’il
est possible d’imposer des reculs au Capital
et au pouvoir.

Une opposition anticapitaliste est
nécessaire pour sortir de l’impasse du
réformisme qui, de la liquidation du
syndicalisme de lutte de classe à la destruction
du parti communiste en tant
que parti révolutionnaire, a lié les mains
de la classe ouvrière et a accompagné
toutes les politiques de régression de la
bourgeoisie sans même obtenir une
seule victoire importante autre que celles
que les travailleurs ont su imposer
contre lui, comme le NON au Traité
constitutionnel en 2005.

Cette opposition, si elle veut être
porteuse d’un anticapitalisme qui ne soit
pas que verbal et qui dépasse les habituels
slogans sur « le partage des richesses
 », nécessite que les communistes y
soient nombreux et puissants, que les
travailleurs y imposent leurs revendications,
que les forces démocratiques et de
paix puissent y combattre la dictature de
la classe possédante, les menaces de
guerre, et qu’elles oeuvrent à la rupture
avec la 5ème République. L’URCF travaille,
pour ce faire, à accélérer la construction
du Parti en lien avec les luttes et
la solidarité internationale des peuples.

Il faut en finir avec les illusions sur la
gauche réformiste et sociale-démocrate,
et faire grandir la conscience que ce gouvernement
au service du Capital est un
gouvernement ennemi des travailleurs.