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Grèce : Non à la répression antisyndicale !

dimanche 3 février 2013

Déclaration de l’URCF

Depuis 2008, la classe ouvrière et les couches populaires de Grèce subissent une agression d’une envergure sans précédent contre leurs conditions de vie et de travail de la part de la bourgeoisie monopoliste grecque et de ses alliés de l’Union européenne. La misère se répand de manière effroyable, le nombre de suicides explose, tout les secteurs de la vie sociale sont frappés : éducation, santé, protection sociale… Le chômage atteint des niveaux jamais vus depuis les années 30 du XXe siècle. Les plans d’austérité et de casse sociale se succèdent, le pays connaît la récession.

Pour justifier leur politique, les membres du gouvernement et les partis qui le soutiennent multiplient les déclarations mensongères autant que démagogiques ! Ainsi, le 29 janvier, le ministre du Travail G. Vroutsis a osé affirmer que le système de Sécurité sociale « a été établi sur la base de relations de clientélisme » pour justifier la nouvelle attaque qui se prépare. Pour exprimer la colère des travailleurs, dans un climat de luttes intenses qui mettent en mouvement au côté de la classe ouvrière les couches non monopolistes, les syndicalistes de lutte de classe du Front Uni des Travailleurs de Grèce, PAME, se sont rendus dès le lendemain au ministère du travail pour y exprimer leur colère contre les propos scandaleux de M. Vroutsis. Là, ils ont été l’objet d’une agression particulièrement violente de la part de la police anti-émeute. 9 travailleurs ont été blessés, et 35 ont été arrêtés comme des malfaiteurs, puis inculpés pour « perturbations de l’ordre public et dommages aggravés ». Pour ce faire, le gouvernement a diffusé auprès de la presse, une série de photos truquées montrant des bureaux et des dossiers renversés…, agrémentées de commentaires visant à assimiler la lutte des travailleurs au… terrorisme en qualifiant l’action syndicale « d’extrémiste » et de « forme de violence ». Cela s’inscrit dans une campagne idéologique permanente du gouvernement et du patronat visant à imposer « la loi et l’ordre » pour mettre en oeuvre la politique des monopoles et de l’oligarchie financière. C’est ainsi que les travailleurs en grève du métro d’Athènes sont menacés de réquisition.

L’URCF exprime sa solidarité avec les camarades de PAME victimes de la répression et exige l’arrêt des poursuites engagées.

L’URCF appelle les travailleurs, les syndicalistes de lutte de classe, à manifester leur solidarité sous diverses formes, en particulier en faisant adopter des messages de protestation à envoyer à l’ambassade de Grèce dans leurs sections syndicales d’entreprise.

L’URCF salue la classe ouvrière et le peuple grecs en lutte, souhaitant plein succès dans la réalisation des actions prévues contre la politique antipopulaire en février.

L’URCF réaffirme son soutien internationaliste au Parti Communiste de Grèce (KKE), qui joue un rôle essentiel en Europe aujourd’hui pour que s’affirme la seule alternative à la crise du capitalisme, le socialisme vers le communisme.

L’URCF - Paris, le 1er février 2013