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Edito

mardi 15 janvier 2013

Pour de grandes luttes de classe en 2013 !

Le PS mène la même politique que Sarkozy

Le pouvoir social-démocrate,
non seulement trahit ses maigres
engagements, poursuit une politique
au même contenu de classe
que celle de Sarkozy, mais de
plus a engagé la France dans un
nouveau conflit impérialiste.

Les travailleurs sont prévenus
 : ceux qui croyaient que
les « caisses de l’État étaient
vides », sont à même de comprendre
qu’Hollande et Ayrault n’ont aucune
difficulté pour financer la guerre au Mali
 ; il est vrai que là aussi, ce sont les
masses populaires les payeurs !

Face à de tels choix, doit-on se résigner,
céder au découragement et ainsi
continuer de payer la crise du capitalisme
dont nous n’avons nulle responsabilité,
ou mettre en première ligne nos
revendications et aspirations et combattre
pied à pied la politique du Capital ?

La solution implique d’adopter la
voie des luttes extraparlementaires multiformes
 : grèves, occupations d’entreprises,
manifestations… Toutes les grandes
conquêtes sociales ont été obtenues
par la pression de la rue et celle des luttes
d’entreprises.

Prenons tout d’abord les luttes quotidiennes
impulsées par les syndicats.

Nous sommes confrontés à un handicap
par rapport aux époques passées. Lorsque
existait le syndicalisme de classe et
de masse, le primat était accordé aux
grèves, les négociations étaient alors
envisagées après la création d’un rapport
de forces préalable. Pour ceux qui
reconnaissent l’existence des luttes de
classes, le conflit ne se règle pas à coup
de « propositions » entre « partenaires
sociaux ». Plus les moyens de lutte seront
durs et massifs, plus la pression
sera grande sur le patronat. En aucune
circonstance, on ne peut faire l’économie
des luttes ; ceux qui prétendent le
contraire nous trompent !

La domination du syndicalisme d’aménagement
des réformes et d’accompagnement
de la politique du Capital
s’est traduite par un accord scélérat MEDEF/
CFDT/CGC/Gouvernement sur
la flexibilité, qui va aggraver le chômage,
la précarité et faciliter les conditions
de licenciement. Ce sont eux qui
prennent l’initiative des mauvais
coups ; ils portent une lourde responsabilité
et devront être battus par la colère
et les luttes des travailleurs.

L’absence de stratégie
nationale syndicale
pour impulser la nécessaire
entre toutes
les entreprises en lutte
ne peut être ignorée,
mais on ne peut en
rester là. Le rôle des
marxistes-léninistes
est de populariser les
luttes en cours, d’organiser
l’unité de la classe
ouvrière, de cerner les causes
des fermetures, licenciements,
bas salaires et, en
prenant appui sur les cellules
communistes d’entreprise,
de contribuer au rapprochement
des travailleurs
en lutte dans diverses
usines.

C’est la voie pour défendre
le droit à l’emploi et
pour gagner de haute lutte,
afin que, les échanges et
l’action commune progressant
entre syndicalistes,
grandisse l’aspiration à faire renaître le
syndicalisme de lutte de classes.

Mais, ces luttes sociales seront d’autant
plus fortes et éclairées si elles s’appuient
sur les luttes politiques.
L’origine de la crise ne réside pas
dans le seul « cancer financier », mais
dans le mode de production capitaliste
lui-même, fondé sur la propriété privée,
capitalistique des entreprises et des banques,
sur une démocratie tronquée qui
camoufle la toute-puissance (dictature
au sens de Marx) des monopoles.
Beaucoup ont eu l’illusion, qu’après
les dures années de Sarkozy, la situation
serait plus facile, que la social-démocratie
appartenait à la gauche.

Derrière la démagogie dégoulinante
de pacifisme et d’humanisme du PS se
cache un réel parti des monopoles qui
conduit une politique anti-sociale et de
guerre.

Entre la situation actuelle et la révolution
socialiste à laquelle les communistes
et l’avant-garde ouvrière oeuvrent,
il ne doit pas y avoir de page
blanche. Nous nous engageons dans
toute une époque historique de luttes à
caractère anticapitalistes, afin que la
majorité des travailleurs se pose en
théorie et en pratique la question du
renversement du capitalisme et du passage
au socialisme.

C’est le sens de la bataille initiée par
l’URCF pour la nationalisation sans indemnisation
et avec contrôle ouvrier
des monopoles casseurs d’emplois
(PSA, Arcelor-Mittal, Petroplus, Renault,
Goodyear…), revendication à
arracher par les luttes qui satisferait la
sauvegarde des emplois et des entreprises.
Mais, dont l’application nécessite
un combat politique de classe.

La nationalisation sans indemnisation
et avec contrôle ouvrier est une
mise en cause au moins partiel de la
propriété capitaliste.

L’URCF appelle à
généraliser cette revendication par les
luttes ; c’est la voie pour que les travailleurs
se posent la question de la nature
de classe de l’État et de l’exigence d’en
finir avec le capitalisme par la révolution
socialiste. Pour mener le combat
social indissociable et politique, il est
indispensable de reconquérir l’indépendance
syndicale vis-à-vis de l’État capitaliste
et de l’Union Européenne, de
conduire la bataille de l’emploi sans
illusion sur de « bons repreneurs capitalistes
 », de combattre les illusions réformistes
sur le capitalisme « humain et
social », sur une « Europe autrement ».

Enfin, sur le plan international,
l’URCF agira pour que s’élargisse l’opposition
à la politique de guerre des
monopoles, notamment en Syrie et au
Mali. Chacun pourra constater que l’allié
clérico-islamiste en Syrie (pour renverser
le régime d’Assad), devient au
Mali « l’ennemi », quand il menace directement
les intérêts capitalistes français.

Les capitalistes se soucient comme
d’une guigne de la démocratie dont ils
ont le mot sans cesse à la bouche, car
seuls comptent les profits !
On ne combat pas pour les revendications
quotidiennes sans combat résolu
contre la politique de guerre de l’impérialisme
 ; on ne combat pas efficacement
la politique d’austérité de la réaction, de
la social-démocratie et de l’UE sans remise
en cause totale du système capitaliste.
Les politiciens bourgeois et réformistes
redoublent de propos démagogiques,
de promesses qui ne seront pas
tenues. Pour les marxistes-léninistes, le
devoir est de rappeler que rien ne se
bâtira ni aujourd’hui ni demain sans
combat de longue durée pour le socialisme.