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Solidarité avec la classe ouvrière et le peuple grecs

jeudi 28 février 2013

Le 20 février 2013, à l’appel de PAME, organisation syndicale de classe, une nouvelle grève générale a eu lieu en Grèce.

La paysannerie laborieuse, les travailleurs indépendants, les étudiants, y ont participé. À Athènes et dans 70 villes du pays, les travailleurs ont manifesté, de manière massive dans la capitale. Cette grève est une riposte à la politique barbare, criminelle, qu’au nom de l’oligarchie financière et des monopoles, en s’appuyant sur l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le FMI, le gouvernement auquel participe la social-démocratie, mettent en place pour faire chuter le prix de la force de travail.

En Grèce aujourd’hui, les salaires et les pensions de retraite sont baissés, le système de santé et l’enseignement sont saccagés, la sécurité sociale démantelée, tout comme le Code du travail. Le secteur public est bradé pour une bouchée de pain aux monopoles, grecs ou étrangers, tandis que le chômage prend des proportions dramatiques.

Tandis que la social-démocratie traditionnelle - le PASOK - a été l’initiatrice des politiques de régression sociale, et qu’elle participe aujourd’hui avec la « droite » à leur mise en œuvre et à leur aggravation, les organisations syndicales officielles, adhérentes à la Confédération Syndicale Internationale et à la Confédération Européenne des Syndicats, au lieu de condamner ces politiques et d’appeler les travailleurs à les rejeter, et à refuser de payer la dette des monopoles capitalistes, ne font que réclamer un « meilleur partage » des sacrifices et des mesures de « relance » de l’économie. C’est la même démarche de la part de l’organisation SYRISA (Gauche dite « radicale »), qui rêve de prendre la relève du PASOK dans le champ d’influence de la social-démocratie, et qui depuis les élections de mai 2012, se défait semaine après semaine de tout ce qui dans son programme pourrait faire peur à la bourgeoisie grecque, européenne et mondiale, donnant même des gages directement auprès de l’administration US, du FMI, des gouvernements et des institutions de l’Union Européenne. Il est significatif que le 20 février 2013, les cortèges de ces capitulards aient été clairsemés et peu combatifs.

Dans le même temps, le gouvernement, au nom de la loi et de l’ordre, multiplie les signes de fébrilité répressive : il prononce la réquisition contre les marins en grève, il fait matraquer et arrêter les dirigeants de PAME qui s’étaient rendus en délégation auprès du ministère du Travail, prétendant les traduire en justice, malgré le vide du dossier qui a fait reporter le jugement du 12 février au mois de juin prochain. Il utilise aussi l’organisation nazie "Aube Dorée" pour faire diversion.

Seul le Parti Communiste de Grèce organise la lutte des travailleurs pour en finir véritablement avec la crise : cette crise est celle du système capitaliste, c’est donc le capitalisme qui doit être la cible des luttes des travailleurs, l’objectif étant son renversement pour le remplacer par une société socialiste vers le communisme sous la direction de la classe ouvrière. En particulier, il faut en finir avec l’alliance impérialiste contre les travailleurs et les peuples que constituent l’UE et l’OTAN.

Seul PAME comme organisation syndicale de classe appelle la classe ouvrière et les masses populaires à organiser la lutte pour se défendre pied à pied, pour mettre en échec la politique de barbarie antisociale et pour préparer les conditions d’une contre offensive populaire.

La lutte du prolétariat grec est la lutte du prolétariat des autres pays de l’UE. L’URCF appelle les travailleurs de France à exprimer leur solidarité avec PAME et la classe ouvrière grecque par l ‘envoi de messages en particulier contre la répression.

URCF, Paris, le 27 février 2013