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Mort du Président Hugo Chavez

mercredi 6 mars 2013

Déclaration du comité central de l’Union des Révolutionnaires-communistes de France

L’humanité progressiste est en deuil ce matin. Le grand révolutionnaire bolivarien, l’éminent homme d’État Hugo Chavez nous a quittés après une dure et douloureuse maladie.

Hugo Chavez restera comme le dirigeant charismatique d’une grande Révolution national-démocratique à caractère anti-impérialiste, visant à assurer indépendance et souveraineté nationales du Venezuela, progrès social dans un pays étroitement dominé par l’impérialisme américain en tête.

Cette politique s’est heurtée aux intérêts de l’oligarchie compradore qui avait mis le pays en coupe, aux intérêts impérialistes dont les agents locaux (et parmi eux les syndicats de collaboration de classes, sociaux-démocrates) n’ont eu de cesse de participer à la subversion contre-révolutionnaire.

En effet, malgré le coup d ‘État de 2002, battu par la formidable mobilisation populaire, malgré les multiples tentatives de déstabilisation - dont la dernière à caractère financier remonte à décembre 2012-janvier 2013 -, Chavez a toujours été élu démocratiquement et a toujours poursuivi le développement du processus révolutionnaire.

L’œuvre du régime Chavez est remarquable. Il y a 14 ans à sa venue au pouvoir, le Venezuela comptait 60 % de pauvres, routes et électricité dans les quartiers les plus populaires faisaient défaut.

Aujourd’hui, le nombre de pauvres a été réduit à 27,8 % et le combat pour éradiquer la misère continue.

Un grand plan de nationalisations a été promulgué, notamment dans le secteur essentiel du pétrole, permettant ainsi à l’État démocratique révolutionnaire de contrôler ses richesses nationales et ainsi de les distribuer aux plus défavorisés par la promulgation de grands et nouveaux droits sociaux : accès gratuit à la santé et à l’éducation, salaire minimum, application du droit au logement pour tous.

Hugo Chavez fut un ardent internationaliste, un grand défenseur du mouvement d’émancipation anti-impérialiste latino-américain, sa victoire engendra un tournant progressiste dans nombre de pays de ce continent. Depuis longtemps ami et défenseur de la Révolution cubaine, le Venezuela bolivarien établit avec Cuba des relations fraternelles, exemple de relations d’égal à égal entre pays, appuya fermement tous les États victimes et cibles futures de la guerre de longue durée de l’impérialisme et de l’OTAN : Irak, Libye, Syrie, Iran, Corée populaire.

Si l’objectif de Hugo Chavez et de son Parti le PSUV (Parti socialiste unifié du Venezuela) était de construire le socialisme du 21ème siècle, Hugo n’était pas communiste ; sa révolte était née de son refus de la misère dans son pays et sur le continent, son rejet de l’arrogance et de l’égoïsme de la bourgeoisie, L’URCF n’a jamais tu ses divergences avec certaines mesures concernant la relation avec la Colombie et le traitement de militants et dirigeants des FARC, ni caché son soutien à la politique du Parti Communiste du Venezuela refusant toute liquidation et intégration dans le PSUV (tout en poursuivant l’alliance avec Chavez) et affirmant son indépendance dans tous les domaines en raison de son caractère prolétarien à préserver et à développer, afin que la classe ouvrière puisse jouer son rôle dirigeant lors du passage à la Révolution socialiste.

L’URCF salue la mémoire et l’œuvre du Président Hugo Chavez et présente ses condoléances attristées à tout le peuple vénézuelien.
Dans ces moments difficiles, servir l’action de Chavez, c’est poursuivre son œuvre révolutionnaire et pour l’URCF, la populariser et la défendre contre nos médias capitalistes qui n’ont cessé de mener une campagne anti-Chavez.

Vive la Révolution bolivarienne, vive le commandant Chavez !

Vive le socialisme !

L’URCF, le 6 mars 2013