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Sur Cahuzac

samedi 6 avril 2013

L’arbre ne saurait cacher la forêt...

La crise politique qui ronge le pays connaît un nouveau rebondissement avec ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Cahuzac.

Chez les travailleurs, dans les couches populaires qui ont du mal à joindre les deux bouts, il y a de quoi être en colère : non seulement l’individu a menti avec arrogance, mais d’autre part, jusqu’à sa démission, il était en charge dans le gouvernement socialiste de gérer la politique d’austérité et de réaction sociale que l’exécutif « socialiste » et sa majorité mettent en place pour satisfaire les monopoles capitalistes et l’oligarchie financière.

Pour graves que soient les faits qui lui sont reprochés, il ne faut pas s’y tromper :

Le scandale le plus grave, c’est le système économique qui l’a produit et le rôle qu’y joue le Parti Socialiste comme roue de secours politique pour que les profits capitalistes s’accroissent quand les salaires baissent, que le chômage frappent des millions de personnes.

Le scandale, c’est une fraude fiscale permanente et jamais véritablement poursuivie, mais que depuis plusieurs mois les médias comme les politiciens bourgeois et leurs idéologues justifient sous prétexte (faux de surcroît) que les impôts sur les fortunes, sur le capital et ses revenus, seraient trop élevés !

Le scandale, c’est qu’il puisse y avoir des gens qui gagnent plus d’un million d’euros par an, que d’autres puissent avoir des comptes en banque à l’étranger avec des centaines de milliers d’euros, alors que les mêmes, socialistes ou UMP, justifient les politiques d’appauvrissement de la population, de gel des salaires et des retraites, de remise en cause des droits sociaux comme avec l’ANI, trouvant une scandaleuse complicité avec les syndicalistes de collaboration de classe, se vautrant dans la corruption comme en témoignent les prébendes des ex secrétaires généraux de la CFDT Nicole Notat, Jacques Chérèque ou de l’ex membre de la direction de la CGT Le Duigou !

Le scandale, c’est que ceux qui créent les richesses, la classe ouvrière dans son ensemble, mais aussi la masse des travailleurs indépendants, la paysannerie laborieuse, la masse des fonctionnaires, peinent à la tâche, voient leur pouvoir d’achat se réduire, le chômage ravager les familles, se voient refuser le droit à la retraite, et que des mesures encore plus graves se concoctent dans les salons du patronat et de la finance avant d’être mis en œuvre par les ministères et ce quelle que soit la couleur politique, tandis que les propriétaires des moyens de production et d’échanges, monopoles capitalistes et oligarchie financière, accumulent les profits, spéculent, délocalisent… avec l’aide de l’Etat bourgeois et de son excroissance l’Union Européenne.

Cahuzac et ses tripatouillages témoignent de ce système, ravagé par une crise chronique, au même titre que Sarkozy et Eric Woerth dont il est utile de rappeler qu’eux aussi sont rattrapés pour la justice pour des affaires de frics après avoir clamé leur indignation d’être suspectés !

Le capitalisme d’aujourd’hui est un système en pleine putréfaction. Pour sortir de la crise, des affaires nauséabondes, ce qu’il faut, c’est reconstruire un parti communiste, un parti révolutionnaire pour s’attaquer au Capital. Il faut que des lieux de travail et d’étude, monte l’exigence de la socialisation des grands moyens de production et d’échanges, des monopoles capitalistes et des banques, il faut que monte l’exigence d’un autre Etat, celui du peuple travailleur, pour remplacer la dictature du Capital qu’organise la Vème République et l’Union Européenne. L’avenir, c’est le socialisme vers le communisme !