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Emploi, retraite, santé, Paix...

dimanche 29 septembre 2013

...pour nos revendications,

Tous en lutte contre le capitalisme !

La retraite est toujours
dans le collimateur de
la bourgeoisie monopoliste.
La guerre qu’elle mène
contre cette conquête des travailleurs
de France qu’est le système
de retraite par répartition s’inscrit
dans la lutte de cette classe pour
augmenter la plus-value absolue.
En effet, pour maintenir ses taux
de profits, le Capital va, en période
d’accentuation de la crise,
augmenter l’exploitation des travailleurs
en allongeant la partie
de la journée de travail non payée
(1).

Elle le fait de deux façons :

- par l’augmentation de la productivité
au moyen d’innovations
techniques, qui nécessitent cependant
des investissements coûteux
et souvent peu rentables à court
terme.

- en accroissant la durée totale
du travail et en comprimant au
maximum les salaires. C’est ce
qui se produit dans les entreprises
où se succèdent les plans de
suppressions d’emplois, d’accroissement
du temps de travail
(heures supplémentaires non
payées, travail les jours fériés ou
le week-end, instaurations d’équipes
de nuit…)

En plus de cela, cet allongement
de la durée du travail se fait
également sur le temps total de
carrière. L’exploitation capitaliste
ne se fait pas seulement durant le
temps d’activité ; elle s’étend à la
période de retraite. On baisse les
pensions au moyen de l’augmentation
du nombre d’années dans
la base de calcul (on est passé
pour le privé des 10 meilleures
années à 25 sous Balladur) et par
l’allongement des annuités (de
37,5 à 41,5 et même 43 en 2035) et
de manière plus générale par le
fait que plus les salaires sont bas,
plus les retraites sont petites.
Dans les faits, les travailleurs ne
parviennent pas à travailler si
longtemps et la décote est là pour
baisser les pensions, et livrer, à
terme, les cotisations aux fonds
privés.

On assiste donc à un nouveau
transfert des revenus du travail
vers le Capital, qui se complète
par le développement des assurances
privées et des projets d’obligation
de souscrire à une complémentaire
santé. Il s’agit ici de
détruire un des fondements du
système de Sécurité Sociale.
Ces contre-réformes s’accompagnent
d’un retour aux théories
malthusiennes sur la soi-disant
surpopulation, par le biais desquelles
on s’attaque à la fin de
vie. L’allongement de l’espérance
de vie moyenne, réelle en ce qui
concerne les générations nées
avant 1960, n’est plus de mise
avec l’aggravation des conditions
d’existence, la diminution de l’accès
aux soins, de la qualité de
l’alimentation… Quatre ans de
plus au travail, c’est sept ans
d’espérance de vie en moins.

Les dirigeants syndicaux
réformistes, acquis à la défense
de la compétitivité, tentent d’empêcher
un puissant mouvement
de lutte et de grèves. Comme à
chaque contre-réforme, la CFDT
se réjouit de retrouver dans la
réforme ses propositions. La
CGT rejette bien l’idée d’allonger
la durée de cotisation à 43 ans et
de toute modification du calcul
pour les fonctionnaires. La direction
de la CGT s’incrit dans l’agenda
de la bourgeoisie (« Nous
allons nous saisir de l’opportunité
de la conférence sociale des 20 et 21
juin pour porter le débat sur l’ensemble
des éléments qui permettrait
de relancer une véritable dynamique
de progrès social dans notre pays »,
disait-elle peu après la publication
du rapport Moreau) avec
des appels à une autre politique
de l’emploi, sans mobiliser les
travailleurs autrement que pour
la journée d’action du 10 septembre,
sans dénoncer sur le fond les
positions de la CFDT.
L’URCF appelle à la mobilisation
pour la défense de nos revendications,
du droit des travailleurs
âgés à profiter de leur retraite
et aux jeunes de trouver du
travail.
Les communistes ne préconisent
pas une autre réforme dans
le cadre de l’exploitation capitaliste,
mais luttent pour le renversement
du capitalisme et son
remplacement par une société
socialiste. C’est en effet dans une
société où les moyens de production
et d’échanges n’appartiennent
plus à des propriétaires privés
et où la production est orientée
vers la satisfaction des besoins
de la population travailleuse que
le droit à une retraite paisible est
pleinement garanti.

L’URCF propose comme revendications
le retour à la retraite
à 60 ans au bout de 37,5 annuités,
la nationalisation des monopoles
capitalistes, qui constitue un axe
de lutte pour défendre et sauvegarder
les emplois. Et si cela ne
suffit pas, il y a encore les milliards
d’euros que le gouvernement
s’apprête à engloutir dans
une agression contre la Syrie
pour lui voler son gaz et briser un
des maillons de l’axe de la Résistance
à la sainte-alliance : USA,
Israël, France, Qatar, Turquie
Arabie Saoudite et autres islamofascistes.
Ensuite, il faut instaurer
le contrôle ouvrier sur les caisses
de retraite qui doivent être gérées
exclusivement par les travailleurs.
Pour l’emploi, la diminution
du temps de travail sans annualisation
et avec embauches
obligatoires.

(1) Le Marxisme nous enseigne que
la journée de travail se divise en deux
parts inégales : la partie payée (le salaire,
qui est toujours inférieur au prix
de la force de travail), et la partie gratuite,
où se dégage la plus-value empochée
par le Capital. En moyenne, en
France, 3 heures de travail payées pour
5 heures de travail gratuites. C’est le
coeur de l’exploitation capitaliste.