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Bretagne : solidarité, classe contre classe ! (Communiqué de l’URCF)

samedi 2 novembre 2013

En Bretagne et partout dans le pays,

La solution, c’est classe contre classe !

Communiqué de l’Union des Révolutionnaires-Communistes de France

L’URCF exprime sa solidarité à l’égard des milliers de travailleurs de Bretagne, de l’agro-alimentaire, des chantiers navals, victimes ou menacés de licenciements et des fermetures d’entreprises ou de sites.

Le 2 novembre 2013, deux manifestations se sont déroulées :

À Quimper au nom de l’« unité régionale » symbolisée par le déploiement du drapeau breton, des ouvriers perdant leur emploi, des commerçants, des agriculteurs, mais aussi l’UMP, le FN et le patronat vont manifester ensemble. La défense de l’emploi ne saurait s’appuyer sur des politiciens qui ont conduit une politique au même contenu de classe que la gestion social-démocrate.

À Carhaix, la CGT, Solidaires, la FSU vont défendre l’emploi en dénonçant le patronat, même si certains ainsi espèrent échapper à la critique nécessaire du gouvernement. Manifestation que nous soutenons.

L’URCF tient à rappeler les faits suivants :

Dans les malheurs de la Bretagne et de tout le pays, il faut cibler les responsables de cette situation : le gouvernement Hollande-Ayrault, dans le droit fil de la politique de Sarkozy, applique la stratégie des grands groupes monopolistes et de l’UE, dite de « concurrence libre et non faussée » entre les entreprises, afin de réaliser le profit maximum par la baisse continue du « coût du travail », l’austérité salariale, le dumping social.
La solution ne saurait résider, pour les travailleurs licenciés, dans le fait de rechercher une quelconque « union sacrée » des coupables et des victimes, de mêler les patrons casseurs d’emplois et la classe ouvrière.

Rappelons que ce même patronat de GAD, il y a quelques jours, incitait « ses » salariés à affronter les travailleurs licenciés (leurs anciens collègues !) dans la plus vile tradition des briseurs de grève.

Au contraire, la lutte doit se déployer contre le Capital et ses défenseurs UMP, FN, PS.

On sauvera les emplois par la grève et les actions de solidarité. C’est pourquoi il est urgent que les syndicalistes agissent pour que leur direction nationale organise rapidement une grève générale dans tout le pays, en solidarité avec tous les travailleurs licenciés, autour d’une marche nationale pour l’emploi dans la capitale.

L’URCF soutient les revendications comme celle de l’interdiction des licenciements. Elle appelle à

- l’unité de toute la classe ouvrière (y compris avec les travailleurs roumains, polonais, également victimes de la directive Bolkestein) autour de la défense des salaires, de l’emploi, de la réduction du temps de travail, de la transformation des emplois précaires en CDI

- l’union de toutes les victimes de la politique du Capital et de l’UE : commerçants, paysans etc., autour et avec la classe ouvrière.

- sauver le tissu industriel en Bretagne et dans tout le pays par le mot d’ordre de nationalisation sans indemnisation avec contrôle ouvrier des monopoles casseurs d’emplois, ce qui en Bretagne passe par la nationalisation des chantiers navals et par la formation d’un groupe public agro-alimentaire unique

- annuler l’écotaxe adoptée en son temps par l’UMP et le PS, mais en exigeant la taxation des profits des groupes du CAC 40 !

PLUS QUE JAMAIS, VIVE LA LUTTE CLASSE CONTRE CLASSE !

URCF, le 2 novembre 2013