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EDITO

mardi 14 juillet 2015

La seule alternative

Le Capital poursuit son offensive
contre les droits, les conditions
de vie et les salaires des travailleurs. La politique antisociale du gouvernement engendre un fort mécontentement dans le pays.

Pessimisme et colère
se retrouvent dans le désaveu massif à
plus de 90 % à l’égard des partis politiques. Le FN s’en sort le moins mal puisqu’il regroupe 30 % des sondés autour de
ses propositions et de sa « proximité ».
Tous les militants ont entendu cette
phrase : « On a essayé la droite puis la
gauche, pourquoi ne pas essayer le FN ? »

Tous les partis du Capital opèrent des
diversions quant aux origines des maux
qui nous frappent. Pour Les Républicains,
les réformes ne vont pas assez loin, il
faudrait 150 milliards d’économies sur
les dépenses publiques. Pour le PS, la
France est sur la bonne voie, la baisse du
coût du travail va créer la compétitivité
et la relance … et faire baisser le chômage. La campagne présidentielle se profile.
Sarkozy chasse l’électorat du FN et se
targue d’une laïcité intransigeante …
contre les seuls musulmans et refuse tout
accueil humanitaire aux migrants. Valls
n’est pas de reste et proclame la « guerre
de civilisations ». Son gouvernement renforce les interventions militaires françaises en Afrique et au Moyen-Orient. Cet
interventionnisme alimente le terreau
sur lequel développent le terrorisme et
l’insécurité.

La réponse du gouvernement avec la
loi « Renseignement » qui généralise l’espionnage de toute la population est liberticide et inefficace. Le ministre Le Guen
déclare « pour la première fois, la question
sociale ne sera pas au centre de la campagne présidentielle ». Valls déclare « la
défense de notre civilisation en sera l’enjeu ».

Le FN, après s’être débarrassé du père,
développe sa démagogie sociale et nationale. L’euro et « Bruxelles »,
« l’immigration », seraient la source de
toutes les difficultés. Pour tenter de surmonter la crise politique, la recomposition se dessine. Le PS cherche des rapprochements avec le « Centre ». Hollande
a rencontré Fillon et Juppé, Valls a fait
leur éloge à l’Assemblée nationale.

L’UMP et le PS sont à la
manœuvre pour
affaiblir le FN.

Chevènement quitte le MRC qu’il avait
fondé pour unir avec Dupont-Aignan "Les républicains des deux rives ». Montebourg lance avec l’UDI Jego
(ancien ministre de Sarkozy) l’association « Vive la France », après avoir signé
un manifeste avec M. Pigasse, directeur
de la Banque Lazard qui conseille le gouvernement Tsipras. La ligne de ces gens
est la dénonciation de l’Allemagne de
Merkel et la formation d’un Front des
pays du sud dans l’UE.

Par conséquent, tous les partis du Capital nous mentent et se livrent à des
opérations politiciennes pour détourner
les travailleurs de cette vérité : c’est le
capitalisme qui est à l’origine de tous les
maux et qui utilise ses instances UE, FMI,
BCE pour déclarer une guerre antisociale
aux peuples. La « gauche de la gauche » (PCF, Écolos, Parti de gauche, Frondeurs) surfe sur la victoire du NON en
Grèce, la montée de Podemos en Espagne. Elle cherche à se fédérer et à forger
un énième « projet » réformiste, une
« fabrique coopérative pour construire
en commun ». Il s’agit d’une fausse alternative puisqu’elle refuse de cibler et de
combattre le système d’exploitation capitaliste. Les réformistes ne dénoncent que
la « Finance » pour mieux illusionner sur
la « possibilité » d’un « autre » capitalisme. Or, la finance a ses racines dans la
propriété capitaliste des moyens de production et d’échange et son exploitation
du salariat. Comme Syriza en Grèce, le
réformisme prône un « partage des richesses et des pouvoirs », et cela en négociant avec les instances capitalistes
internationales !

La seule alternative, c’est le
socialisme

Tous les partis cités se réclament du
« changement », de « l’alternative », mais
tous inscrivent leur action dans le cadre
d’un capitalisme régulé par l’impôt. Comme Piketty en France, comme le
« marxiste » Varoufakis (ex-ministre de
Tsipras).

Le 20 juin 2015, par leur unification,
Communistes et l’URCF ont joint leurs
forces dans le Parti révolutionnaire –
Communistes-.
Ainsi les travailleurs peuvent-ils compter sur l’appui et le relais d’un
Parti révolutionnaire pour un changement radical de société. Un Parti qui soit
au cœur des luttes contre le Capital pour
lui imposer des reculs et satisfaire nos
revendications, un Parti qui défende et
mette en avant la perspective révolutionnaire pour abattre le capitalisme : propriété sociale des entreprises, banques,
médias ; pouvoir de la classe ouvrière et
du peuple-travailleur ; planification démocratique ; rupture avec les instances
impérialistes internationales : UE, FMI,
OTAN.

Pour forger le grand Parti révolutionnaire dont les travailleurs et le pays
ont tant besoin, rejoignez-nous !

Le Parti révolutionnaire -COMMUNISTES-