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Anticommunisme en Europe

jeudi 20 mars 2014

Déclaration du Secrétariat de l’IPCOE*,

Initiative des partis communistes et ouvriers pour l’étude et l’élaboration de perspectives sur les questions européennes et coordonner leur activité

Contre l’anticommunisme, contre l’interdiction des partis communistes et de leurs symboles

Les événements historiques et les faits doivent être évalués sur la base de l’expérience historique de la lutte et des intérêts des travailleurs comme critères.

Depuis les années quatre-vingt-dix, nous sommes confrontés de façon continue à une version falsifiée de l’Histoire. Une vague intellectuelle d’anticommunisme hante l’Europe, tentant de calomnier la contribution historique du socialisme en Union soviétique et dans les autres pays socialistes. Cette campagne est en augmentation constante, en proportion de la détérioration continue du niveau de vie de la majorité de la population des pays de l’UE.

L’IPCOE dénonce la perversité des arguments des forces anticommunistes, qui aujourd’hui ont le pouvoir et contrôlent les mécanismes de propagande.

1. Les amendements au code pénal qui ont été approuvés par les parlements de certains anciens pays socialistes de l’UE sont la continuation de l’offensive idéologico-politique de la classe dirigeante pour imposer ses intérêts.

2. La modification du Code pénal est fondée sur les théories courantes du totalitarisme, élaborées au XXe siècle aux USA comme une arme idéologique dans la lutte contre l’Union soviétique et le socialisme. Etablissant un parallèle entre le nazisme et le communisme, l’idéologie du totalitarisme est devenue l’idéologie officielle de l’UE et des gouvernements de nombreux Etats-membres ainsi que d’autres Etats capitalistes. Le but de la législation anticommuniste est le renforcement de la dictature du Capital. Les partisans de ce système sont conscients que la majorité des travailleurs n’a pas une opinion positive sur le système, que l’on doit donc se concentrer sur l’endoctrinement, la manipulation et l’intimidation des peuples. L’objectif est de criminaliser la lutte pour le socialisme, la véritable alternative au capitalisme, de sorte que les gens soient intimidés et renoncent à la lutte pour l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme.

3. L’intensification de l’offensive anticommuniste dans son ensemble, et en particulier dans les anciens pays socialistes, et l’interdiction des symboles communistes se sont aggravées au cours de la crise capitaliste qui a détérioré la situation de la classe ouvrière, des couches populaires désillusionnées, renforçant la crainte et l’insécurité quant à l’avenir. Le cas de l’Ukraine est caractéristique, où les USA et l’UE soutiennent un gouvernement dans lequel participent même des partis fascistes. Nous dénonçons l’anticommunisme et les actes de vandalisme contre les monuments de Lénine et d’autres monuments antifascistes. Nous condamnons les plans visant à interdire le parti communiste et l’idéologie communiste en Ukraine.

Il y a également des exemples concrets dans d’autres pays européens de la campagne anti-communiste, menés avec des mécanismes juridiques visant à prévenir les activités des partis communistes et ouvriers et une campagne idéologique visant à discréditer la lutte pour le socialisme démontrant ainsi la crainte qu’a la classe dirigeante de la possibilité d’une croissance de l’action révolutionnaire parmi les masses travailleuses.

L’offensive anticommuniste va de pair avec l’intensification de l’agressivité impérialiste et tente d’entraver la lutte des communistes contre les guerres impérialistes et les interventions des l’USA, de l’OTAN et de l’UE contre les peuples avec leurs conséquences douloureuses.

4. Au cours de ces développements nous observons la croissance des forces du fascisme et respectivement le renforcement des tendances pro-fascistes, du racisme, de la xénophobie et du militarisme. Le capitalisme est la matrice du fascisme, son outil contre la lutte du Travail et du mouvement communiste.

5. La modification du Code pénal est un appui juridique aux processus politiques et aux interventions qui font obstacle aux recherches historiques objectives, préjugeant de leurs résultats en vue de les utiliser afin de calomnier le socialisme.

L’IPCOE appelle travailleurs à développer la résistance aux persécutions contre les partis communistes et ouvriers, et à la mise hors la loi de leurs symboles, afin d’abolir dans la pratique toutes les mesures anticommunistes. La lutte de la classe ouvrière doit considérer cette tâche comme une priorité, tout comme le fait que les campagnes anticommunistes tentent d’éviter l’objectif final de l’émancipation de tous les exploités.

Nous poursuivons notre combat, malgré ces lois anticommunistes. Leurs arguments sont faibles, ils peuvent être brisés, nous pouvons en venir à bout de manière décisive dans une lutte commune avec les forces populaires.

* Initiative des partis communistes et ouvriers pour l’étude et l’élaboration de perspectives sur les questions européennes et coordonner leur activité