Accueil > Jeunes de l’URCF > Message aux jeunes des cités

Message aux jeunes des cités

dimanche 27 avril 2014

Regarde autour de toi, que vois-tu ?

Cette cité que tu connais depuis des années est une cage invisible, créée par les forces du Capital, afin d’y bloquer tes idées, tes compétences, tes capacités, ta volonté. Tout est fait pour que ne puisse pas t’échapper de cette cage. Ce champ de béton est comme une mère qui ne voudrait pas laisser s’émanciper ses enfants malgré leur autonomie………..la rue est la mère des enfants perdus. La rue t’a « bercé » depuis ton jeune âge, et elle t’a appris à te débrouiller seul, à travers les galères de la vie.

Mais, ces galères que tu connais depuis toutes ces années, sont-elles les mêmes pour tout le monde ? Non, évidemment.

D’ailleurs, tu as pu le constater par toi-même, il y a des groupes de personnes qui ont une vie bien plus confortable que toi. Et quand tu essayes de comprendre, pourquoi et comment ces personnes peuvent avoir un tel mode de vie, autant de richesses, tu entends souvent la même réponse : « eux, ils ont réussi leur vie, c’est normal ! ». Et bien sache que cette réponse est complètement erronée. On devrait plutôt se poser la question : comment ont-ils fait pour s’enrichir ?

La richesse de la classe bourgeoise, la classe exploiteuse, est égale à une addition de misères.

Dans ce champ de béton, tu as pu le constater par toi-même, la misère existante entraîne chez les jeunes un profond malaise. Nos parents travaillent très difficilement pour des salaires de misère et les jeunes des cités sont évidemment invités par ce système à prendre la même direction : c’est-à-dire travail et galère pour un smic…et encore, quand c’est possible de trouver un travail ! Car le chômage continue de s’accroître et souvent les contrats sont très précaires.

Mais tes conditions de vie ont été créées, et elles sont maintenues volontairement par ces sbires de ce système social et politique. Le capital et ses sbires veulent que les jeunes des cités soient bloqués dans leurs quartiers et qu’ils en sortent juste pour travailler et créer du profit.

C’est en faisant du profit sur le dos des travailleurs que la classe bourgeoise s’enrichie et s’engraisse comme des porcs.

Dans ce champ de béton, à travers sa culture, le capital a fait naître une colère qui ne fait que s’accentuer. Les différents partis politiques qui se succèdent au gouvernement sont les partis des monopoles, ceux-là même qui représentent cette classe bourgeoise pourrie qui nous méprise. Quel que soit le gouvernement, de droite comme de gauche, toi et ta famille vivrez toujours les mêmes galères, les mêmes difficultés. Que le gouvernement soit PS, UMP ou même PCF, FDG, ils sont tous des sociaux-démocrates, serviteurs du capitalisme, ce même capitalisme qui créer tes conditions de vies et celles de ta famille. Pour ne plus subir toutes ces difficultés, il faut lutter, combattre l’essentiel : le capitalisme. Celui-ci vous a insufflé l’idée que seul le régime capitaliste est possible.

Certains d’entre vous croient, victimes de ce système, que devenir capitaliste est une « bonne chose »…..qu’il faut s’enrichir !

Mais tu n’es pas de la même classe, tu es de la classe ouvrière ! Tu n’auras pas d’autre utilité pour le Capital que de créer du profit. De plus, beaucoup d’entre nous ont laissé de la famille aux pays, et nous avons la responsabilité de subvenir à leurs besoins. Nous connaissons la misère destructrice que vivent nos familles restées au pays. Si, à la fin du mois, ton mandat n’est pas envoyé, c’est un mois de famine en plus. On connaît le fonctionnement des hôpitaux dans les colonies françaises, dans les pays dominés par les multinationales, là où vivent et galèrent nos familles, et il s’ensuit qu’en plus de la famine, s’ajouterai des problèmes de santé.

D’où vient cette misère ?

C’est effectivement ce même système, le capitalisme, qui vous opprime ici, dans les cités, et qui opprime vos familles au pays. Car le capitalisme provoque et se nourrit, aussi, de la misère dans ces colonies et cette misère prend des proportions inimaginables…Algérie, Madagascar, Viet-Nam...hier la Côte d’Ivoire, le Mali, la Centrafrique, le Tchad...encore aujourd’hui, partout où l’armée française est présente, c’est la mort et la destruction.

Doit-on combattre ce système ou bien continuer à être ses serviteurs ? ?

La victoire est possible, car le capitalisme porte en lui des contradictions qu’il est incapable de résoudre. Il est possible de créer un autre monde, mais pour cela, il nous faut briser l’individualisme et s’unir dans la lutte. Il nous faut construire et faire émerger un véritable parti communiste révolutionnaire : et c’est ce que vous propose l’URCF.

L’URCF construit une organisation de jeunesse communiste révolutionnaire, afin de donner aux jeunes un outil de lutte. Pour en finir avec l’exploitation et la misère, luttons aux côtés de nos aînés pour la révolution socialiste.
Jeunesses, unissez-vous.

Commission d’organisation de la jeunesse de l’URCF
Avril 2014