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Sur les médias

dimanche 27 avril 2014

Médias : instruments de domination du Capital

Les gouvernements qui se succèdent dans notre pays ont tous le même objectif : servir le Capital monopoliste dans sa recherche du profit sur le dos des travailleurs.

Le système économique basé sur la plus-value connaît actuellement une crise majeure. Les monopoles doivent trouver les moyens de préserver leur capacité à ponctionner ce profit sur les salaires des travailleurs.

L’étude méthodique de Lénine sur le rôle de l’état bourgeois [1] nous a permis de comprendre de quelle manière le Capital s’y prend pour dominer les masses. L’Etat est un instrument de contrôle des masses sur lesquelles les dominants s’enrichissent. Cela se traduit aujourd’hui par les mesures politiques qui visent à baisser le « coût du travail » : les « lois-cadeaux » pour les entreprises, les « lois-antisalaires » contre les travailleurs.

Un autre moyen de dominer les masses est de les tenir éloignés le plus possible de la compréhension de ce système d’oppression. Pour cela, le Capital s’appuie sur une longue tradition de propagande et de corruption des représentants opportunistes des masses. L’objectif visé étant de rendre inopérant l’esprit critique des travailleurs.

Par le biais de l’école, des partis politiques et syndicats trompeurs, ainsi que par les médias qu’il contrôle, le Capital tient à bonne distance la contestation. Tout est en place pour que les travailleurs, surtout les plus jeunes, ne comprennent rien aux causes réelles de leurs conditions de vie et du monde dans lequel ils vivent.

Les capitalistes marchands ont trouvé une faille dans la nature humaine : celle du désir légitime de se divertir. En s’appuyant sur les frustrations générées par ce système d’oppression, le Capital a réussi le tour de force de focaliser l’attention des masses sur la consommation égoïste et maladive de produits de divertissements éphémères [2].

Ces produits « culturels » propagent plus ou moins explicitement l’idéologie de la classe dominante. Ils façonnent les comportements individualistes et prédateurs entre travailleurs. Aujourd’hui, il est difficile d’aborder les problèmes du quotidien sous un angle collectif. Isolés et cloisonnés, beaucoup de travailleurs sont gagnés par le pessimisme et la résignation. Le principe de division des masses laborieuses pour mieux les exploiter est rendu possible par ces médias.

La hausse des investissements [3] qui sont réalisés dans l’industrie du divertissement (télévision, cinéma, sport, musique, édition, publicité…) n’est pas un phénomène anecdotique. Les monopoles et les entreprises qui leur sont liées ont trouvé un accord tacite : les premiers maintiennent leur domination idéologique et les secondes soutirent du salaire par la vente de leurs produits de divertissement.

Toutes les grandes chaînes de télévision sont des entreprises qui ont un lien vital avec ce système et ces grands monopoles impérialistes : ainsi, on ne peut plus s’étonner des mensonges qu’elles propagent, par exemple sur les évènements récents en Ukraine ou au Vénézuela.

La jeunesse de l’URCF, dans la perspective d’éducation et de mobilisation de la jeunesse travailleuse et étudiante, va déployer son action en direction de ces médias-menteurs pour la réhabilitation de l’analyse marxiste-léniniste et de l’expérience du mouvement communiste russe.

Commission d’organisation de la jeunesse de l’URCF
Avril 2014


[1Lénine, L’État et la révolution, 1917.

[2En 2013, les français ont passé en moyenne plus de 3h40 par jour devant leur écran (Médiamétrie)

[3Les dépenses publicitaires ont augmenté de 3,2% dans le monde au cours des trois premiers trimestres de 2013 (étude de Nielsen Global AdView Pulse).