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Retrait du projet Woerth !

mardi 13 juillet 2010

OUI À LA RETRAITE À 60 ET 55 ANS

AVEC 37, 5 ANNUITÉS !

La défense du droit à la retraite
à 60 ans constitue une
bataille frontale de classe
entre les capitalistes et les
forces du travail. C’est un enjeu
de civilisation qui pose la
question du rapport de
l’homme au travail, de l’exploitation,
de l’appropriation
privée des richesses produites
par le travail, par une poignée
de capitalistes.

Le lot quotidien du travailleur
est connu : cadences infernales,
stress, conditions de travail
et de carrière dégradées,
licenciements, bas salaires.
Le système capitaliste repose
sur cet axiome que nulle réforme
ne pourra changer :
tout pour l’actionnaire et ses
dividendes, tout pour le Capital
 !

La stratégie des grands groupes
a été concrétisée au Sommet
de Lisbonne de l’UE, véritable
programme commun de
la droite et de la socialdémocratie,
qui se fonde sur
la destruction des conquêtes
sociales du 20ème siècle, afin
d’assurer le profit maximum
aux capitalistes.

Sarkozy et son pouvoir se font
les applicateurs zélés et brutaux
des diktats de l’UE : l’allongement
du temps de travail
et de carrière, c’est-à-dire
l’extension de la plus-value
absolue par le capital jusqu’aux
limites physiques de
l’exploitation.

Le projet Woerth au seul service de l’aristocratie financière

Ce projet constitue une régression
sur toute la ligne, un
cadeau aux richards, en portant
l’âge légal du départ en
retraite à 62 ans (67 ans devenant
la règle pour les pensions
à taux plein). À plus de
90 %, les retraites seront financées
par les revenus du
travail. Rappelons que les
100 000 foyers les plus riches
(l’aristocratie financière) détiennent
plus de 40 % des revenus
de l’ensemble de la population.
Il faut avoir la morgue
et la démagogie de l’UMP
pour oser évoquer une
« réforme juste ».

Les directions syndicales n’orientent
pas de manière claire
et offensive la riposte sociale.
La CFDT se prononce, au nom
de la retraite à 60 ans, « pour
l’allongement des annuités » !
La direction CGT écrit : « Ce
texte n’est pas bon en l’état »,
ce qui ouvre la voie à l’aménagement
du projet Woerth. Les
travailleurs rejettent ces compromissions.
Le projet Woerth
n’est ni à amender ni à
« améliorer », il est à rejeter
en bloc !

OUI ! Nous pouvons battre le gouvernement !

Dans son précédent édito,
l’URCF appelait à fusionner
luttes sociales et luttes politiques
pour les droits démocratiques.
Ce pouvoir est affaibli
par les scandales et les inégalités
insupportables qu’aggrave
sa politique.

Le peuple-travailleur, qui a
permis la victoire du NON au
référendum sur le Traité constitutionnel
européen, peut
conduire au retrait pur et simple
du projet Woerth. Une bataille
intense mais brève nous
attend puisqu’en septembre,
le Parlement discutera de la
loi sur les retraites.

Dans l’immédiat, sur les plages,
dans les villes et les entreprises,
il faut mener une
vaste campagne de sensibilisation
en démasquant les
mensonges du pouvoir et du
capital.

Le 7 septembre, outre
le nombre de manifestants,
ce qui comptera,
c’est la cessation
d’activités, le blocage
de la production, la capacité
du mouvement
gréviste à déclencher
des luttes continues et
multiformes partout
dans le pays jusqu’à la
grève générale politique
pour la retraite à
60 ans et 55 ans
(métiers pénibles)
avec 37,5 annuités, et
plus 300 euros net par
mois.

Les capitalistes ( + 25 % de revenus en 2009, soit 241 milliards d’euros pour les 500 plus importants d’entre eux ) doivent payer leur crise et nos retraites !