Accueil > International > Année en cours > L’IMPERIALISME ASSASSINE L‘HUMANITE EN PALESTINE

L’IMPERIALISME ASSASSINE L‘HUMANITE EN PALESTINE

samedi 19 juillet 2014

L’agression perpétrée par l’État sioniste d’Israël contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza constitue une violation de ce qui reste du droit international, méthodiquement démantelé depuis la destruction de l’Union soviétique et du camp socialiste. Avec le soutien des grandes puissances impérialistes de l’Union Européenne et de l’Amérique du Nord, l’armée israélienne bombarde lâchement la population civile dans une des régions les plus densément peuplées du monde. L’impunité d’Israël est telle que son armée se permet de tuer, sous l’œil des journalistes, quatre enfants qui jouaient sur une plage, sans pour cela risquer de quelconques condamnations par la « communauté internationale ».

Le prétexte du meurtre de trois jeunes colons, qu’aucune organisation de la Résistance palestinienne n’a revendiqué, ne saurait duper l’opinion démocratique : Netanyahu vise en réalité à briser l’unité palestinienne, concrétisée par le rapprochement entre le Hamas et l’Autorité Palestinienne dans un accord de gouvernement. Malgré des positionnements récents de ces deux entités en défaveur de l’unité du peuple et de la Résistance (collaboration d’Abbas avec les forces de « sécurité » d’Israël pour retrouver les meurtriers des trois adolescents, appui du Hamas aux terroristes en guerre contre l’État et le peuple syriens), l’aspiration à l’unité et à la défense du peuple contre l’ennemi sioniste l’emporte sur l’alignement sur tel ou tel impérialisme qui ne peut qu’entraîner division et défaite.

L’impérialisme français, personnifié par le triumvirat Hollande-Valls-Fabius, soutiens inconditionnels du sionisme, est entièrement complice de cette agression. Rien de surprenant, cependant, dans cet alignement de la part d’un soi-disant gouvernement de gauche. L’interdiction de la manifestation du 19 juillet à Paris révèle une fois de plus la vraie nature des classes dirigeantes et de la « démocratie » sous le capitalisme. Des milices sionistes peuvent impunément, sous l’œil bienveillant de la police, agresser des manifestants avec des gourdins, des projectiles et du gaz irritant. Les médias, propriétés des grands monopoles, transformeront les faits en « actes antisémites » imaginaires contre une synagogue. C’est le prétexte qu’ont utilisé la Préfecture de Police de Paris et le Ministère de l’Intérieur pour interdire le défilé de Barbès. Déjà, lors du rassemblement parisien du mercredi 16, les forces de répression se permettaient de contrôler les drapeaux et banderoles et obligeaient des manifestants qui regagnaient leur domicile à enlever leurs badges et autocollants.

L’URCF dénonce l’interdiction de la manifestation et les limitations à la liberté d’exprimer la solidarité et de dénoncer les crimes sionistes. Il faut lier la lutte contre la guerre israélienne à la lutte contre la bourgeoisie française et ses représentants et soutiens, qui ont déjà à leur actif l’agression militaire contre la Libye et la destruction de son État au profit de clans « islamistes » complices du pillage du pétrole au profit des monopoles, le soutien aux « jihadistes » en guerre contre la Syrie, le renversement du président de Côte d’Ivoire, l’invasion de la Centrafrique, la guerre au Mali, en Afghanistan... Il faut que dans toutes les villes de France, de puissantes manifestations dénoncent l’agression sioniste, la complicité des autorités, des partis et des médias français.

Plus que jamais, la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions doit devenir une réalité quotidienne, et relayée par les organisations syndicales, les associations de consommateurs, les collectivités locales... Plus une seule marchandise, produit de la spoliation du peuple palestinien de sa terre et de ses richesses, ne doit entrer sur le territoire français. Plus un seul contrat ne doit être signé avec les entreprises israéliennes tant qu’il n’y aura pas reconnaissance du droit de la Palestine à son État.

Le capitalisme impérialiste en crise est incapable d’apporter la paix et de résoudre les conflits nationaux. Bien plus, la guerre, engendrant d’immenses profits pour l’industrie militaire et visant à permettre la conquête de marchés, l’éviction de concurrents et la mise au pas des peuples et pays qui résistent, est une condition de la survie de ce système. La lutte contre la guerre et pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est inséparable de la lutte contre le capitalisme et, en ce qui concerne les peuples des pays dits « riches », contre leur propre impérialisme.

L’URCF est solidaire de la Résistance palestinienne et des peuples en lutte pour leur libération.

Halte à l’agression contre le peuple palestinien !

À bas l’impérialisme !