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Jeunesse du PCF et du mouvement communiste de France.

Les ravages de l’opportunisme et du révisionnisme dans la jeunesse du PCF et du mouvement communiste de France.

samedi 9 août 2014

Il existait, à l’époque de Thorez et de Duclos, un parti communiste fort, trouvant écho dans les masses. Il était doté d’une jeunesse communiste, qui recevait une éducation véritablement communiste et de ce fait, une jeunesse liée à la classe ouvrière.

On parle ici, évidemment, de l’époque où le PCF n’avait pas abandonné la classe ouvrière et le prolétariat. Le PCF et sa jeunesse avaient pour guide idéologique le Marxisme-Léninisme. C’était la jeunesse communiste révolutionnaire d’avant les mutations du PCF. Elle avait un sens de classe, avait l’objectif d’aider son parti à guider les masses vers leur émancipation. La jeunesse révolutionnaire communiste croyait à la révolution, comme celle qui s’était cristallisée dans l’URSS après 1917, entre autres. Mais, après des années d’opportunismes et de révisionnisme, la JC n’est plus que l’ombre d’elle-même. Son objectif n’est plus l’émancipation de la jeunesse par la révolution socialiste, mais de simples réformes sociales et démocratiques sans remettre en cause les fondements du capitalisme.

Le PCF a abandonné la classe ouvrière et cette trahison a entraîné dans sa chute sa jeunesse communiste militante. Les dégâts dans la jeunesse ouvrière ont été incommensurables. Dans les années 1990, le PCF entraînait celle-ci dans une social-démocratisation qui consolidait le courant opportuniste-révisionniste à l’intérieur du parti. Au début des années 2000, l’URCF devenait une organisation indépendante, après une lutte acharnée à l’intérieur du PCF. L’URCF considérait qu’il fallait établir un bilan critique de l’héritage du PCF, car il fallait comprendre pourquoi le courant opportuniste-révisionniste avait consolidé sa domination à l’intérieur de ce parti. Le processus de liquidation du PCF s’était déroulé sur une trentaine d’années. Il avait commencé avec l’abandon de la dictature du prolétariat. C’est George Marchais qui avait annoncé son abandon à la télévision, en 1976.

Rappelons que Lénine disait : « seul est Marxiste celui qui étend la reconnaissance de la lutte des classes à la reconnaissance de la dictature du prolétariat ».

Quelles ont été les conséquences de cet abandon ?

Après cette trahison, le PCF abandonnait la classe ouvrière. Il défendait ainsi « le peuple » ou « les gens », prônait le parlementarisme comme forme principale de lutte, s’exonérant ainsi des luttes extra-parlementaires, prônait la conciliation des classes (d’où la défense « du peuple » ou « des gens » et non de la classe ouvrière) qui en réalité, ne peuvent pas être conciliés. Mais c’était aussi l’abandon de la nécessité d’une révolution non pacifique, l’abandon des ouvriers à l’intérieur des entreprises, renforçant au passage le pourrissement du syndicalisme. Il s’ensuivit que le PCF ne défendait plus l’idée de la destruction du mode de production, mais de sa modification par addition de changement : c’est le social-réformisme. Abandon du Marxisme-Léninisme comme guide idéologique et adoption du « socialisme aux couleurs de la France », jetant aux oubliettes le concept de socialisme-communisme.

Surtout, cette trahison était liée à l’abandon de l’analyse matérialiste de l’Etat, d’ailleurs insuffisamment maîtrisée par le PCF dès sa création.
Le Marxisme-Léninisme a pour base le matérialisme dialectique, la force qu’un communiste révolutionnaire détient dans son analyse du mouvement dialectique. L’abandon de l’analyse matérialiste de l’Etat a renforcé le retour de l’idéalisme dans la jeunesse militante, consolidant ainsi leur social-réformisme. La D.D.P. est la forme d’expression de classe du prolétariat, et en l’abandonnant, on s’exonère d’une analyse juste de l’état bourgeois comme étant l’outil de domination de sa classe.

Le PCF entraînait intentionnellement sa jeunesse vers la ligne politique adoptée lors du 20e congrès du PCUS. Ce congrès avait été initié par Khrouchtchev, où celui-ci prôna une « voie parlementaire et pacifique au socialisme ». Evidemment, cette voie conduisait à une entente avec la Social-Démocratie.

Dans les années 1960, la jeunesse du PCF toujours bloquée par le doute, fut entraînée dans les changements néfastes de son parti. Le PCF avait choisi une alliance avec la SFIO (actuel PS). L’opportunisme-révisionnisme du PCF continua son cheminement destructeur pour la classe ouvrière, en affirmant une alliance nécessaire avec la social-démocratie. Ils s’étaient entendus pour un programme qui mènerait vers une « transformation démocratique et sociale », afin d’atteindre la voie du socialisme. Le communiste « acceptable » pour la classe bourgeoise était né.

D’où l’apparition de mot d’ordre tel que « l’humain d’abord » !

Le PCF et sa jeunesse, dans ces conditions qui resserraient les chaines de la classe ouvrière à ses exploiteurs, ont décidé de vendre leurs principes à l’ennemi. La cristallisation de l’opportunisme-révisionnisme dans le PCF, ainsi que l’abandon de tous ces fondamentaux de luttes, de leurs principes, ont engendré leurs extensions néfastes dans tout le mouvement communiste de France. Le socialisme n’était plus le but principal, l’essentiel, et il s’ensuivit que la nécessité d’une « étape intermédiaire » gagna le mouvement communiste de France.

L’étapisme est la principale théorie de l’opportunisme. Cette théorie a des conséquences néfastes pour la classe ouvrière, car les jeunes militants sont éduqués dans le cadre de cette étape intermédiaire. C’est-à-dire qu’ils sont éduqués dans la perspective d’alliance avec la social-démocratie, détachée de la question de la révolution socialiste. Les jeunes se détournent du mouvement révolutionnaire au profit des divers « partis de gauche ».

Les jeunes militants ont été déformés idéologiquement par plus de quarante années d’opportunisme et de révisionnisme. A l’image du Front de Gauche, qui assume de passer par « une révolution par les urnes » ! De par cette théorie opportuniste, la jeunesse est éduquée sur les bases de classe de cette étape intermédiaire qui, d’ailleurs, est condamnée par le KKE comme étant une théorie opportuniste dans les pays impérialistes.

La classe ouvrière est sans parti et il est plus que temps qu’elle soit dotée d’un véritable parti communiste révolutionnaire, marxiste-léniniste, reconnu par elle comme son avant-garde.

D’ailleurs, dans le mouvement communiste en France, ces derniers temps, ce « vide idéologique » a été démasqué sur le plan géopolitique. Le manque de connaissance du matérialisme dialectique additionné à l’opportunisme-révisionnisme a engendré des défaillances d’analyses graves. La France est avant tout un pays impérialiste, qui se nourrit de la misère des masses dans leurs colonies. Le drapeau tricolore est taché du sang du prolétariat des pays exploités.

Les deux défaillances d’analyse graves sont :

1-Sur l’impérialisme : les contradictions inter-impérialistes démasquent l’opportunisme contemporain. L’URCF avait dénoncé les déviations qui consistaient à se placer derrière des pays capitalistes en développement, tel la Chine ou La Russie. Ces deux pays défendaient la Syrie, en s’opposant à l’impérialisme des Etats-Unis et des pays de l’EU, tel la France. Mais, la Chine et la Russie de Poutine, ne défendaient pas la Syrie sur des bases anti-impérialistes, mais sur les bases de leurs intérêts capitalistes. En se positionnant pour la Chine et la Russie de Poutine, ils se positionnaient donc pour le capitalisme contre le prolétariat !

2-La question de la sortie de l’Union Européenne : Certaines organisations ont adopté une « étape nationale » pour sortir de l’UE, mais détachée de la lutte pour le socialisme. En d’autres termes, il faudrait sortir de l’UE sur des bases nationales, et ensuite seulement, on adopterait comme axe central, la lutte pour la révolution et le socialisme. Le PCF et le PGE, eux, défendent l’UE des monopoles et propagent des illusions telles que « l’Europe Sociale », etc.
Pour les jeunes de l’URCF, penser sortir de l’UE dans le cadre existant, c’est créer des illusions sur un « altercapitalisme » ou un capitalisme national, ayant le même contenu de classe. D’ailleurs, cela ressemble, étrangement, à la théorie de Proudhon : cette théorie disait qu’il y avait « le bon capitalisme », c’est-à-dire celui à investissement productif, et le « mauvais capitalisme », celui à investissement spéculatif.

La question de la sortie de l’UE doit être liée à la question de la révolution socialiste, la lutte anti-impérialiste, et la lutte contre l’UE des monopoles.
Il s’ensuit une question : Quelles sont les classes antagonistes ?

Les classes antagonistes sont la classe bourgeoise et le prolétariat en contradiction inconciliable. La négation de l’affirmation doit nécessairement détruire ce qui l’a engendrée, atteignant la négation de la négation, créant une nouvelle société. Pour cela, les jeunes de l’URCF aideront à la construction de leur parti qui en sera « l’accoucheur ».

Il s’ensuit qu’il ne peut pas y avoir d’Etat intermédiaire entre l’Etat bourgeois et l’Etat prolétarien. L’Etat prolétarien, de par un processus déterminé et dans une période non définie, s’éteindra dans le même temps que s’éteindront les contradictions de classes antagonistes, afin de laisser la place au communisme. Nier cela, c’est nier le Marxisme-Léninisme et donc, abandonner la classe ouvrière et le prolétariat. La dictature du prolétariat est la seule réponse possible à la dictature bourgeoise et cela ne peut se réaliser que par la révolution socialiste, sans étape intermédiaire.

La jeunesse de l’URCF considère que le révisionnisme est l’ennemi du progressisme. Le parti de la classe ouvrière doit être progressiste et guider la classe vers son émancipation. Le progressisme du parti de la classe doit être basé sur les principes Marxistes-Léninistes.

La jeunesse de ce pays a été plongée dans le bain acide du Capital. Chômage, travail précaire, études qui ne mènent à rien… Le capitalisme absorbe le dynamisme de la jeunesse pour extorquer le profit, la plus-value et laisse cette jeunesse dans sa galère. Elle est enchaînée et prise dans le piège de la consommation. Quand elle prend la décision de militer, elle est déformée idéologiquement. La dégénérescence du capitalisme engendre chez de plus en plus de jeunes une consommation de drogue et d’alcool, qui les rend manipulables et flexibles pour le capital.

Combien sont-ils à vivre dans la misère et à se demander, pourquoi eux et leurs enfants, obtiennent à peine de ce qu’il leur faut pour vivre ?
En face d’eux, en réponse à cette question, c’est une mystification de la politique droite/gauche, une alternance du pouvoir PS /UMP. La même classe bourgeoise. Certains ont compris toutes ces contradictions et ils se présentent comme des représentants des intérêts de la jeunesse. Sur ce terreau fertile par la misère, pousse une semblance de contradiction avec le gouvernement bourgeois en place. Des « beaux parleurs », tel A. Soral, attirent la curiosité de la jeunesse et de par leur talent d’orateur, ciblent la jeunesse pour consolider les chaînes de ces jeunes avec le capital. Ou alors, certains jeunes, parfois même issus de l’immigration font des « quenelles » !

Ceux qui manipulent ces jeunes sèment la confusion dans cette jeunesse et ils sont des éléments de conservation du capitalisme. Ils veulent enfermer la jeunesse dans le cadre du social-réformisme, sans remettre en cause les véritables racines de tous ce mal : le capitalisme. Le mode de production capitaliste est la base sur laquelle s’élève une superstructure qui en est le reflet. La lutte contre les reflets n’a aucun effet, si on ne s’attaque pas à sa base, c’est-à-dire le mode de production du capital. Les « soraliens » et les « quenelles » sont utiles pour le capitalisme et son une condition de conservation du mode de production bourgeois.

Cette confusion, intentionnellement créée, poussant la jeunesse dans les bras de l’ennemi, sont les résultats, entres autres, de l’absence d’un véritable parti communiste révolutionnaire. Mais ces contradictions pousseront les masses à percevoir tous les mensonges dont ils sont les victimes. La classe ouvrière et le prolétariat s’émanciperont, guidés par leur avant-garde, et agiront sur les rapports de production capitalistes existants.

Les jeunes de l’URCF sont aux cotés de la classe ouvrière et du prolétariat, et nous construisons, avec nos aînés, un véritable parti communiste révolutionnaire. Nous sommes progressistes, analysant les conditions objectives de l’instant, et nous ne vendrons jamais nos principes à l’ennemi. Le PCF usurpe le nom de communiste et donne à manger à la classe exploiteuse. Le PCF a trahit la classe ouvrière et l’a laissée sans défense.

L’URCF et ses jeunes militants affirment que l’objectif urgent est le développement du facteur subjectif, c’est-à-dire la conscientisation de la classe ouvrière et des masses, la construction du parti communiste de France, la direction juste. Les jeunes de l’URCF appellent la jeunesse, qui veut redonner à la classe ouvrière et au prolétariat un véritable parti communiste révolutionnaire, à les rejoindre dans la lutte.

La jeunesse de l’URCF.