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EDITO

lundi 13 janvier 2014

En 2015, donnons aux travailleurs de France leur Parti communiste !

Le MEDEF n’en finit
plus d’avancer de
nouvelles exigences
visant à la dérèglementation
continue. Au nom du Pacte de
Responsabilité, le gouvernement bourgeois, peut, sans
grande résistance d’ensemble,
s’attaquer à la durée légale du
travail, au repos du dimanche,
aux institutions permettant aux
salariés de se défendre, aux
droits démocratiques... aidé
par l’Union Européenne.

Les annonces de licenciements et de fermetures d’entreprises et d’établissements publics se multiplient : 551 dans
le groupe pharmaceutique
Pierre Fabre, dépôt de bilan
aux abattoirs AIM (600 salariés), fermeture d’Ecomouv
(210 emplois menacés)... mais
le gouvernement du PS, avec la
loi Macron sur la croissance et
l’activité, facilite les plans de
licenciement et exonère quasiment les patrons par une attaque destructrice du code du
travail.

La crise du système capitaliste
qui pousse la bourgeoisie, dans
sa guerre économique, à intensifier l’exploitation, accroît le
danger de guerre, qui est un
moyen de détruire du capital
excédentaire ou concurrent,
d’augmenter ses profits grâce
aux commandes militaires et
aux marchés de la reconstruction, de diviser les travailleurs
et les peuples et de liquider
une partie de la main d’œuvre
dont elle n’a plus besoin. La
politique de guerre coûte en
effet de plus en plus cher à la
population. En 2014, le coût
des Opérations Extérieures
(interventions en Afrique et en
Irak) s’approche de 1 milliard
d’euros, soit plus du double de
la somme prévue. Il s’était élevé à 1,25 milliard en 2013.

Le projet de suppression des
élections directes aux prud’-hommes, dont l’accord national interprofessionnel avait
déjà réduit les compétences,
vise à renforcer l’arbitraire du
patronat, remettant la défense
des travailleurs aux mains de
représentants dociles et d’avocats professionnels.
Plus largement, c’est le syndicalisme même qui est en voie
de liquidation, de par la politique de collaboration de classes
des directions et des dispositifs
conduisant à l’individualisation des relations entre
« employeurs » et salariés. C’est
aussi une conséquence de la
liquidation du mouvement
communiste par ses dirigeants,
d’abord révisionnistes, puis
ouvertement social-démocrates. Car c’est en définitive le
mouvement communiste qui,
quand il s’appuyait sur une
théorie révolutionnaire –le
marxisme-léninisme- et sur
l’existence et l’aide du camp
socialiste, imposait à la bourgeoisie des reculs et des défaites, et avait permis à la classe
ouvrière de conquérir ces
avantages sociaux et salariaux,
à présent détruits.

Les théories avancées par le
PCF accordaient la priorité à
l’intervention dans la gestion,
et de fait, rejetaient la question
centrale de l’abolition de la
propriété capitaliste des
moyens de production. Cette
dérive a fortement influencé
les orientations de la CGT.
L’affaire Lepaon, que la bourgeoisie utilise pour répandre
l’antisyndicalisme, n’est qu’un
exemple de l’intégration au
système de la bureaucratie syndicale acquise à la cogestion et
à la construction européenne
du Capital.

Aussi, les travailleurs, à qui il
appartient de faire vivre un
syndicalisme de lutte de classe,
doivent tirer les leçons du
« syndicalisme rassemblé » qui
a montré sa totale impuissance
face aux coups du Capital.
D’autre part, ils doivent se
réapproprier les outils d’analyse et de lutte contre l’exploitation capitaliste, afin de reconstruire un Parti communiste
révolutionnaire, seule condition pour abattre le capitalisme
et instaurer le socialisme.

Sur ce terrain, le travail a déjà
avancé. Il a rendu possible l’émergence d’un Parti réellement
communiste en 2015. Deux organisations, l’URCF et Communistes, sont à présent dans un
processus d’unification. Chacune va apporter son expérience
et ses forces militantes. Le Parti
qui naîtra, avec l’organisation
de la jeunesse que nous construisons dès maintenant, constituera un outil de défense et
de lutte révolutionnaire pour
les travailleurs, condition indispensable pour changer le
rapport de force en faveur de
la classe ouvrière.

Au niveau international, le
nouveau parti jouera le rôle qui
doit être le sien dans l’affrontement avec le Capital, l’Union
Européenne et les autres blocs
impérialistes.

Nous savons que des communistes non-membres de
l’URCF ou de Communistes se
réjouissent du processus d’unification pour créer le parti.

Nous les appelons à nous rejoindre pour renouer avec l’objectif stratégique du renversement du capitalisme par la révolution socialiste.

L’URCF