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Élections en Grèce (janvier 2015) : déclaration de l’URCF et 1ère analyse du KKE

lundi 26 janvier 2015

Les élections législatives en Grèce sont marquées par le fait que les électeurs ont placé Syriza en tête, lui permettant ainsi de former le gouvernement avec Tsipras à sa tête.
Ce gouvernement reposera sur une coalition avec un parti de droite nationaliste, issu d’une scission de « Nouvelle Démocratie » (parti réactionnaire qui a partagé le pouvoir avec la social-démocratie du PASOK durant 35 ans).

Ces élections montrent le rejet des électeurs grecs pour l’austérité, mais aussi les profondes illusions semées par la démagogie de Tsipras et de Syrisa.
Insérant toute sa politique dans le cadre du capitalisme, abandonnant son programme de nationalisations, abandonnant le retrait de l’OTAN, multipliant les déclarations d’allégeance à l’Union Européenne des monopoles capitalistes et à l’Euro, Syriza se contente de critiquer la « Troïka » (Banque Centrale européenne, FMI, Commission de Bruxelles) pour ses « mauvais choix », proposant de renégocier la dette, sur le dos de la classe ouvrière et des masses laborieuses, en ignorant délibérément les responsabilités de la classe capitaliste grecque qui s’enrichit de la misère populaire.
En France, le PS, parti du Capital, ne manque pas de culot, quand Cambadélis ose parler de « raz de marée contre l’austérité » alors que le gouvernement social-démocrate la pratique tous azimuts. Il n’est jusqu’au FN qui n’a pas manqué de se réjouir de la « victoire de Syriza ».

Les diverses composantes opportunistes et réformistes (PCF, Front de gauche, Ecolos avec C. Duflot) disent à l’unisson « qu’une nouvelle page commence ». Tous ces gens sont satisfaits parce qu’ils croient qu’ils vont pouvoir développer plus que jamais, sur fond d’illusions relancées, leur politique d’aménagement du capitalisme en ne dénonçant que certaines conséquences de la politique du Capital, en faisant croire que le système est le cadre approprié pour satisfaire les besoins et aspirations du peuple-travailleur.

En réalité, les peuples de Grèce et d’Europe vont vite vérifier par leur expérience que l’on ne peut satisfaire les revendications vitales et fondamentales des travailleurs par de simples réformes dans le cadre du capitalisme, sans luttes et grèves. C’est à partir de la résistance à l’austérité, à la casse des conquêtes sociales et des droits, dans la lutte des classes, que peut s’ouvrir la perspective historique, de l’appropriation sociale de la propriété capitaliste des entreprises et des banques et le renversement de l’État à son service. C’est le rôle des communistes révolutionnaires d’expliquer inlassablement que l’on ne peut aménager le système d’exploitation.

L’URCF exprime sa solidarité avec le KKE qui gagne trois députés et augmente ses suffrages et qui est dès aujourd’hui comme hier avec les masses populaires en lutte contre l’austérité capitaliste, qu’elle soit conduite par la droite ou la « gauche », contre l’UE et l’OTAN, pour le pouvoir des travailleurs, pour la révolution socialiste.

L’URCF, forte du succès de son 4ème Congrès, du vote à l’unanimité pour l’unification de l’URCF et de Communistes en un Parti révolutionnaire des communistes dont les travailleurs et le pays ont tant besoin, continuera son combat contre le capitalisme, indissociable du combat contre l’opportunisme.

Cela passe par le lien indissoluble à établir entre le combat contre l’UE impérialiste (jusqu’à la rupture nationale et internationale) avec le combat contre le capitalisme, pour le socialisme et le pouvoir de la classe ouvrière et de ses alliés

URCF, le 26 janvier 2015

Les résultats et l’analyse du Parti Communiste de Grèce (KKE) :
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