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DECLARATION COMMUNE CMC URCF

janvier 2006

POUR LA CLASSE OUVRIERE, CONTRE LE CAPITALISME ET L’IMPERIALISME, IL FAUT UN PARTI COMMUNISTE MARXISTE-LENINISTE

Le meeting unitaire du 5 mai 2005, à Paris, organisé par 5 organisations communistes : Union des Révolutionnaires-Communistes de France, Collectif Militant Communiste, Parti Communiste des Ouvriers de France, Pôle pour la Renaissance Communiste en France et Coordination Communiste 59-62, pour la victoire du NON, a contribué au rejet effectif de la Constitution de L’UE et a permis que la voix des communistes, en phase avec les luttes des travailleurs contre le capitalisme et le bloc impérialiste européen en construction, s’exprime publiquement dans une initiative unitaire.

Ce fut un pas dans le processus d’unité d’action des communistes et de construction du Parti communiste marxiste-léniniste. C’est en effet par l’unité d’action et la confrontation idéologique que seront surmontées les divergences et déviations héritées de la domination du révisionnisme dans le mouvement communiste. C’est lors d’actions de ce type que des centaines de communistes inorganisés reprennent espoir et peuvent être gagnés à l’action. Le meeting a redonné confiance dans nos propres forces et fait ressentir par tous, l’urgence d’accélérer la construction du Parti, de travailler à l’unification de tous les marxistes-léninistes dans un même part, outil incontournable de la classe ouvrière pour affronter la bourgeoisie monopoliste et préparer la Révolution socialiste en France.

Nous constatons cependant que ce succès n’a pas débouché sur la continuation de l’action unitaire. Ainsi, il est particulièrement regrettable que les organisations communistes n’aient pas été capables de prendre une position commune et d’agir ensemble pour soutenir les marins et les traminots de Marseille, contre l’intervention du GIGN et des forces policières, contre l’instauration de l’état d’urgence dans les quartiers populaires, véritable répétition générale en vue de réprimer les luttes ouvrières à venir, contre l’offensive des bourgeoisies européennes pour criminaliser le communisme (résolution 1481-Lindblad). L’esprit de cercle, le repli sur le pré-carré l’emportent, une fois de plus, sur la volonté unitaire !

Qu’est-ce qui s’oppose à ce que les organisations marxistes-léninistes travaillent ensemble (sans masquer les divergences) afin que les communistes soient actifs, offensifs, et redonnent espoir aux travailleurs ?

Actuellement, l’impérialisme relance son offensive visant à criminaliser le communisme et interdire les organisations et partis qui refusent de renier la lutte des classes et la défense de l’URSS de Lénine et Staline. La bourgeoisie monopoliste profite de la division et de la faiblesse numérique des communistes et manœuvre pour empêcher la renaissance de véritables partis révolutionnaires, notamment en soutenant financièrement les partis baptisés « communistes » ayant renié totalement leurs principes révolutionnaires. Il y a donc urgence à travailler et consolider l’unité des communistes car le sort des travailleurs et peuples opprimés du monde entier est en jeu.

La poursuite du travail commencé avec la campagne du NON est nécessaire pour préparer les luttes prochaines et avancer dans l’unification politique et idéologique des communistes. Sinon c’est l’ensemble des communistes qui resteront incapables de réaliser les tâches révolutionnaires les plus immédiates et incapables de rallier à eux les éléments avancés de la classe ouvrière et de la jeunesse révolutionnaire Il faut pour cela un cadre organisé nationalement, rassemblant les organisations se réclamant du marxisme-léninisme, ayant pour fonction la clarification idéologique, l’étude des classiques, l’analyse de l’impérialisme dans ses manifestations contemporaines, l’analyse des classes sociales en France et dans le monde, la définition et la mise en œuvre commune d’axes de luttes politiques à contenu anticapitaliste et anti-impérialiste.

L’ Union des Révolutionnaires Communistes de France et le Collectif Militant Communiste ne se résignent pas à la division actuelle des organisations qui se réclament du marxisme-léninisme. Prenant leurs responsabilités à l’égard du mouvement révolutionnaire, ils s’engagent à poursuivre ensemble leurs efforts pour surmonter ces divisions, à ne jamais renoncer à l’indispensable unité d’action de tous les détachements marxistes- léninistes et ainsi avancer dans la construction du Parti communiste révolutionnaire, sur la base du marxisme-léninisme et la lutte contre l’opportunisme. Ils s’adressent aux autres organisations marxistes-léninistes, aux camarades inorganisés pour qu’ils s’engagent dans cette démarche qui représente, sans nul doute, l’aspiration de la base de toutes les organisations communistes.

URCF, CMC, Paris le 14 janvier 2006