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Nouveau développement de la crise du capitalisme mondial

samedi 5 septembre 2015

Les bourses chinoises sont, depuis le début de l’été, au centre
de soubresauts de la finance mondiale.
En premier lieu, ce
constat valide le fait que la Chine est désormais une puissance
économique majeure. Son poids économique, ses capacités
financières, sa place dans les échanges internationaux et sa
puissance militaire pèsent lourdement et en font un acteur
majeur des rapports internationaux. C’est aussi parce que la
Chine a choisi un développement capitaliste s’intégrant dans le
système impérialiste que lorsque elle éternue le monde
s’enrhume.

Ces nouvelles sur la Chine, font l’objet d’un débat serré dans la
presse économique et politique sur la nature des processus en
cours. Est-ce un phénomène purement financier, celui d’une
bulle spéculative qui éclaterait et purgerait le système d’un trop
plein de liquidités ou s’agit-il d’un phénomène plus profond en
rapport avec le développement même de la crise du capitalisme
mondial ? Bien entendu, ceux qui depuis des mois nous
répètent que la crise est surmonté et que la croissance est de
retour sont-ils douchés par ces mouvements boursiers et
tentent de les attribuer à des fluctuations des marchés des
capitaux sans tenir compte de la réalité de l’économie
mondiale. Ce n’est pas l’avis de commentateurs plus avisés qui
voient dans cette crise des facteurs plus fondamentaux. Qui
pourrait croire en effet que la première puissance économique,
profondément intégrée a celle du Monde, ne soit pas touchée
par la crise de suraccumulation du capital qui est à l’origine de
la crise globale du capitalisme ? Dans ces conditions, le
ralentissement de son économie, les goulots d’étranglements
liés à un système social encore faible pèsent-ils énormément
sur les échanges et la production mondiale. Ce ralentissement
global est constaté par le FMI qui note l’influence qu’il a sur les
prix des matières premières en particulier dans le domaine
énergétique.

Mais le ralentissement ne s’observe pas qu’en Chine, les pays
émergents en particulier le Brésil, le Russie et d’autres censés
tirer l’économie mondiale, sont-ils rentrés dans une période de
récession. Les pays européens les plus puissants, comme les
USA et le Canada, rentré lui aussi en récession, peinent à
retrouver une croissance dynamique. Si les pays émergents et
tout particulièrement la Chine avaient dopé l’économie
mondiale pendant des années, la situation nouvelle crée un
choc pour l’économie mondiale et le journal « Les Echos »
d’ajouter : « Si les investisseurs frissonnent, c’est qu’ils ne
voient pas bien qui peut sérieusement et durablement prendre
le relais ».

Autant dire que la crise mondiale du capitalisme est en train de
prendre une dimension nouvelle qu’il convient d’analyser et
d’en mesurer les conséquences. La première, c’est évidemment
l’accroissement des contradictions au sein du système
impérialiste et les tentatives de les régler par la force, c’est à
dire par la guerre. L’autre c’est que plus que jamais le
capitalisme a un besoin impérieux de s’attaquer au prix de la
force de travail en liquidant partout dans le Monde les acquis
des luttes ouvrières.

Les luttes économiques et pour la paix, les luttes pour abattre
le capitalisme et construire une société socialiste sont donc plus
que jamais le pivot de toute action révolutionnaire visant à
mette un terme au système d’exploitation capitaliste.