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Quand les salariés de Fiat Chrysler s’en mêlent ! 

lundi 2 novembre 2015

L’industrie automobile aux USA connaît déjà de nombreuses restructurations et licenciements. Devant la faillite de General Motors, l’État a même été amené à rentrer majoritairement au capital pour rétablir les profits par des coupes sombres dans l’emploi et les acquis sociaux. Dans ces conditions le patronat a cherché à concrétiser son avantage en proposant de nouveaux contrats dans lesquels les nouveaux embauchés le seraient à 18 dollars de l’heure contre 28 dollars pour les anciens salariés, à qualification égale.
Les syndicats de Fiat Chrysler ont accepté ce marché de dupe qu’ils ont soumis l’accord aux salariés. À 65 % des 40.000 ouvriers l’ont rejeté contre l’avis d’un appareil syndical tout entier dévoué aux patrons. Les ouvriers détestent ce type de contrat (dit des 2/3) où l’on différencie les taux horaires entre nouveaux et anciens ouvriers, ils y voient à juste titre un moyen de faire baisser les salaires.
C’est la première fois depuis trente ans qu’un contrat était rejeté. Cette situation a fait les titres de la grande presse américaine tant il s’agissait d’un événement exceptionnel. Comme il fallait s’y attendre, cet « accord » a été remis en chantier.

À suivre...

Correspondant à New-York

(À rapprocher de ce qui se passe en France, à Air-France, Sanofi, Areva, Monsanto… et ailleurs.)