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Et maintenant...

lundi 14 décembre 2015

État d’urgence : lutter pour nos revendications, la paix et les droits démocratiques !

Le terrorisme a frappé dramatiquement notre peuple à Paris : 130 victimes et des centaines de blessés ou mutilés.

Face à ces événements, le gouvernement a opté pour le renforcement de la politique de guerre de la France, par la proclamation de l’état d’urgence pour 3 mois. Tous les groupes et partis parlementaires ont approuvé ces mesures. L’ « union nationale » entre les partis du capital (PS, Les Républicains, FN) et la « gauche de la gauche » (PCF, Front de gauche, écologistes) s’est réalisée.

Les élections régionales se sont donc déroulées sous l’état d’urgence, révélant que cette « union nationale » est impuissante à résoudre la crise politique, puisque l’abstention touche en moyenne 20 millions d’électeurs et les blancs/nuls 4 %. Les résultats doivent être examinés à cette aune : le FN, parti arrivé en tête au 1er tour, a obtenu 14% des inscrits.

Cela signifie que tous ces partis du système, au-delà de leur concurrence et de la course aux postes, sont d’accord pour la politique de guerre accrue et les restrictions des droits démocratiques ! « Union nationale » qui sert les intérêts de la classe capitaliste au pouvoir et signifie la subordination des intérêts de la classe ouvrière et des travailleurs.

Le peuple de France n’a rien à gagner à ces interventions armées en Afrique et au Moyen-Orient faites pour les seuls intérêts capitalistes.

Notre Parti révolutionnaire - Communistes - rejette cette « union nationale » qui ne profite qu’au système capitaliste
qui, ainsi, a les mains encore plus libres pour poursuivre son offensive contre les droits et aspirations des salariés.

La politique étrangère réactionnaire de la France ne peut être dissociée de la politique antisociale de cadeaux au capital (aides publiques). C’est là la nature du système capitaliste, source des guerres et de l’exploitation du salariat.

Les tâches de notre Parti

Pour éradiquer définitivement la politique de guerre, et les restrictions drastiques des droits démocratiques (obtenus par les luttes de classe), il faut en finir avec le capitalisme. Cependant, nous ne pouvons rester les bras croisés, d’autant que les luttes actuelles doivent porter des coups au capital pour le faire reculer. C’est le rapport qu’établissent les marxistesléninistes entre tactique (batailles immédiates et partielles) et stratégie : abattre le capitalisme.

Lors de la campagne de notre Parti aux régionales, nous avons appelé à lutter pour nos revendications fondamentales. Maintenant, les yeux vont s’ouvrir : ni les partis du capital (PS, Républicains, FN) ni les tenants d’une alternative réformiste ne peuvent répondre aux attentes des travailleurs.

Il faut imposer un changement de politique dans trois directions indissociables :

- Nous appelons les travailleurs à ignorer toute trêve sociale découlant de « l’union nationale » (comme le dit le
Comité Confédéral National de la CGT). Après les élections régionales, les mauvais coups vont pleuvoir ; il faut lutter contre les aides publiques au capital, contre l’austérité aggravée par le coût de la guerre, contre la liquidation du Code du travail, pour les salaires et les retraites. Les moyens financiers existent pour arracher nos revendications par les luttes et grèves.

- Notre Parti doit combattre pour les libertés démocratiques contre les mesures d’exception qui peuvent demain être utilisées contre les luttes du mouvement ouvrier syndical et politique.

- Nous devons forger un mouvement pour la paix, exigeant le retrait des troupes françaises d’Afrique et du Moyen-Orient, l’arrêt des ingérences et agressions. La France n’a aucun droit à être le gendarme du monde. Nous nous prononçons pour le droit de chaque peuple à décider librement de sa voie de développement.

Dans toutes ces batailles, avec notre Parti, préparons la seule alternative au capitalisme : le socialisme !