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A propos de l’appel pour une primaire à gauche

vendredi 15 janvier 2016

Le journal Libération est la propriété de l’homme d’affaire Ledoux et du patron de SFR et de Numéricable Patrick Drahi donne donc le point, de vue d’une fraction importante du capital. Il vient de soutenir une pétition appelant à : "l’organisation d’une grande primaire à gauche" lancée par D. Cohn-Bendit en passant par R. Goupil, T. Pikkety, P. Rosanvallon, le syndicaliste CFDT G. Bonnand et d’autres. Tous et toutes sont des habituées des couloirs du pouvoir qui leur confie les tâches d’éclaireurs des basses besognes politiques.
Le contenu de cet appel parle beaucoup "d’expérience sociétale" et de "créativité intellectuelle", il ne dit pas un seul mot sur la réalité des causes de la crise du capitalisme et de ses conséquences pour les salariés. Les mots chômage, misère et exploitation n’existent pas pour ces gens là ! Les politiques gouvernementales sont décrites comme : "[des] projets [qui] conjuguent sans cohérence le néo-libéralisme du capitalisme financier, les régressions ethniques et racistes, et le recyclage nostalgique des Trentes Glorieuses et de l’Etat Omnipotent". La seule question serait donc de mettre en « cohérence » les politiques actuelles mais surtout pas d’en changer !
 
Lancer les travaux pratiques d’une nouvelle recomposition politique pour faire passer les mesures, celles, dangereuses, dont le patronat a un urgent besoin pour rétablir et accroître ses profits, mesures, tel est le but de cette pétition. Gattaz et le patronat adressent une lettre ouverte à Hollande. Macron et le même Gattaz vont ensemble aux Etats-Unis pour dire que la France est de retour et que les groupes capitalistes peuvent compter sur eux.
 
Dans cette recomposition d’autant plus nécessaire que le pouvoir s’use vite le capital utilise le PS et ses alliés, les Républicains et le Front National, pour engluer les salariés dans des jeux politiciens qui les éloignent des luttes.
 
Cet appel n’a qu’une obsession : chercher une issue à leur propre crise tout en préservant, autant que faire se peut, leurs positions électorales. P. Laurent secrétaire général du PCF s’est prononcé dans ses voeux pour une candidature de gauche qui :"rompe avec les errements du pouvoir actuel", une fois de plus au nom de la "gauche" et des "valeurs de la République". Il se range derrière les forces dominantes du capital.
Il n’y a donc rien à attendre de tout cela ! Il faut avoir le courage de dire que sans lutte contre le système capitaliste qui gouverne la France et le Monde, il n’y aura que des aggravations dans l’exploitation, il n’y aura qu’une course vers les affrontements et la guerre. Notre parti en appelant à la lutte anticapitaliste sans ambiguïté, pour un changement de politique dans notre pays, en se donnant l’objectif d’abattre le capitalisme pour construire une société nouvelle, le socialisme, indique la seule voie porteuse d’avenir, Elle passe par le rassemblement, la lutte unie des travailleurs et du peuple.