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Pour que ça change vraiment

lundi 8 février 2016

Le milliardaire socialiste BADINTER, du groupe international PUBLICIS, vient de remettre au socialiste Valls le dangereux rapport qui dégage dit-il, « les principes essentiels du nouveau Code du Travail ». « C’est une étape fondatrice de la République que je défends, je m’en réjouis et le gouvernement y donnera suite dans la loi » a déclaré Valls au journal « Le Monde ». Ce texte sera adopté mercredi 9 février par le Conseil des Ministres.

Une fois de plus le patronat capitaliste et le gouvernement socialiste attaquent ensemble toutes nos conditions de vie et de travail, dès maintenant et plus violemment que jamais. Ils savent que le mécontentement est massif, ils craignent surtout que la riposte populaire est en train de s’étendre et que la lutte des classes grandira.
C’est pourquoi les véritables maîtres de la France, ces dirigeants des grands groupes capitalistes industriels, commerciaux et financiers, préparent, une fois de plus, la relève des équipes politiques à leur service. Une fois de plus ils ressortent leur vieille théorie du « renouveau politique », comme si changer de Président et de Ministres suffisait à changer de politique. Il y a peu de temps, Hollande et les siens remplaçaient Sarkozy, on connaît le résultat.

Le Front National vient de tenir 3 jours de séminaire à huit-clos. Il a pris la décision de mieux exposer ses propositions en faveur des entreprises. Il a rappelé qu’il est partisan de la baisse du « coût du travail », des cotisations sociales, de la fiscalité des entreprises et de la diminution du nombre de fonctionnaires. Comme Valls et Badinter, comme les dirigeants du centre et de la droite !

Sarkozy revient, Fillon, Juppé et d’autres se montrent à ses côtés, tous sont pour la prolongation de l’Etat d’urgence et le maintien des mesures antipopulaires.

Pierre Laurent du PCF, veut bâtir un nouveau projet. Lequel ? Pas un mot sur le capitalisme, pas un mot sur la nécessaire appropriation par le peuple des grands moyens de production et d’échange, sur leur gestion démocratique.

Mélenchon, lui aussi, veut être Président, lui aussi veut construire un nouveau projet dont personne ne connaît les contours mais dans le capitalisme bien entendu.

Ainsi tous se préparent une fois de plus à assurer une nouvelle relève au service des grands groupes capitalistes.

Le Comité National de notre Parti se réunira prochainement. Le document qu’il va adopter à cette occasion portera sur le changement de société et la société nouvelle socialiste que nous voulons construire dans notre pays. Sans attendre, il démontrera qu’il est possible d’en finir aujourd’hui avec la politique actuelle, que les moyens existent pour développer une grande politique économique et sociale au service du peuple. Il dira les conditions pour y parvenir.