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Camarade Jean-Luc, SALUT !

mardi 1er mars 2016

Les obsèques de notre camarade Jean-Luc SALLE ont eu lieu vendredi 26 février au cimetière parisien de St Denis, en présence de sa famille, de l’association des locataires de son immeuble et de nombreux camarades et amis.

NADINE la fille de Marie-Noëlle a rendu un hommage affectueux et émouvant à Jean-Luc son beau-père.

Deux dirigeants nationaux de notre Parti ont salué sa mémoire

Maurice CUKIERMAN

Jean-Luc, c’était avant tout un internationaliste. Parce qu’il avait compris que, le système capitaliste étant un système mondial, les problèmes de la révolution étaient mondiaux, et qu’un progrès du mouvement révolutionnaire à l’autre bout du monde, ou hélas une défaite, ce qui a été le lot de ces vingt cinq dernières années, tôt ou tard aurait des répercussions sur le mouvement ici. Ce n’est donc pas le hasard si nous nous sommes connus en 1978 en RDA au cours d’une table ronde sur le marxisme-léninisme, constatant notre commun désaccord avec la rupture révisionniste du PCF et si nous nous sommes retrouvés en 1992 dans la défense du camarade Honecker. Mais inflexible sur les questions théoriques et politiques, Jean-Luc savait distinguer la partie et le tout : rejetant les théories opportunistes du XXe Congrès du PCUS, il n’a jamais perdu de vue pour autant que l’URSS était le pays d’avant-garde du socialisme pour le prolétariat international. Et il était convaincu de la nécessité de lutter pied à pied pour faire connaître la réalité de la construction du socialisme et de l’apport de Staline à celle-ci, pour reconquérir les masses.
Dans le même temps, et au milieu des difficultés politiques que nous avons tous rencontrées après la liquidation du PCF, Jean-Luc, tout en posant en permanence le principe léniniste de « faire la clarté en se différenciant », a toujours eu le souci de parvenir à l’unité des communistes dans un parti marxiste-léniniste et internationaliste. C’est pourquoi, lorsque la perspective de l’unification de l’URCF et de Communistes, que nous attendions depuis 2001, est apparue, il n’a pas ménagé sa peine pour y parvenir lors du congrès de juin dernier. C’est lui qui a été chargé des discussions pour l’URCF avec le camarade Paul Fraisse de « Communistes ». Et il était convaincu que cela correspondait à un besoin pour la classe ouvrière de notre pays, ce que d’ailleurs tant l’accueil de l’unification que le succès, même relatif, de notre parti lors de la campagne électorale des régionales a confirmé.
Mais Jean-Luc, c’était aussi un compagnon avec de grandes qualités humaines. Dans la réunion la plus sérieuse, il nous faisait rire avec ses imitations de ceux qu’ils critiquaient. C’était un grand connaisseur de romans policiers et sa bibliothèque doit renfermer ce qu’il y a de meilleur dans le genre. Dans nos interminables conversations téléphoniques hebdomadaires, tandis que Dominique et Marie-Noëlle nous disaient de raccrocher et de venir à table, souvent on avait fini de « refaire le monde » et on parlait roman policier, ou de l’Italie, autre passion que nous partagions.
Voilà tu nous as quittés, Jean-Luc, au milieu du combat. Le mouvement communiste et notre parti sont faibles. Mais pour autant la taupe de la révolution, comme disait Marx, creuse ses galeries sous le sol du capitalisme en crise. La révolution est à l’ordre du jour, et dans un avenir qui peut être proche. Le travail de notre Parti révolutionnaire -Communistes- va y contribuer. Et quand elle éclatera, le vent portera ta voix qui dira : « Nous n’avons pas cédé, et nous avons eu raison ! »

Rolande PERLICAN :

Je veux excuser Antonio Sanchez le Secrétaire National de notre Parti qui ne peut être présent parmi nous, il est retenu à Besançon auprès de sa mère qui est très mal et a été hospitalisée. Georges Marchand secrétaire national adjoint et Paul Fraisse membre du secrétariat national le représentent.
Jean Luc s’est engagé très jeune dans le combat révolutionnaire. Il ne s’en est jamais écarté. C’était un révolutionnaire authentique, pleinement conscient de la nécessité de la rigueur théorique et politique pour un parti révolutionnaire, une rigueur indispensable pour conduire le combat anticapitaliste jusqu’à la transformation de la société. C’est pourquoi, dès que le PCF a glissé vers le réformisme, il a lutté sans relâche, avec d’autres camarades, contre cette capitulation révisionniste.
C’est dans ce combat que nous avons fait connaissance. Nous avons mené bataille pour tenter de freiner cette capitulation. Quand nous avons dû constater que nous ne pourrions pas y parvenir, nous avons quitté ce PCF pour reconstruire le plus vite possible un parti révolutionnaire indispensable au peuple français pour mener son combat.
De son côté Jean-Luc, dans la Coordination puis avec l’URCF a œuvré pour la reconstruction d’un parti véritablement marxiste-léniniste.
Nous avons pour notre part créé en 2002 un parti révolutionnaire marxiste-léniniste, que nous avons nommé « Communistes ».
Nous avons toujours communément suivi avec intérêt, l’expression, l’action de l’un et de l’autre. Puis, à un moment, nous nous sommes dit qu’il serait logique de nous rassembler, d’unir nos forces, nos militants, pour construire ce Parti que nous voulons tous. Il nous a semblé que le moment était venu, c’était à l’automne 2014. Jean-Luc et l’URCF, Antonio Sanchez et Communistes ont dit : on y va.
Au 7ème congrès de « Communistes »en décembre 2014 l’URCF était présente. Jean-Luc dans son adresse aux congressistes a rappelé : « Nous avons mesuré les convergences stratégiques et politiques. L’efficacité et l’intérêt des travailleurs commandent que tout soit fait pour concrétiser l’unité des Révolutionnaires en seul parti ».
Jean-Luc a été un maître d’œuvre important dans le processus qui a conduit au congrès d’unification juin 2015. Il a joué un rôle tout à fait primordial. A ce congrès, il a été élu Secrétaire National Adjoint de notre Parti Révolutionnaire Communistes. Depuis, nous avons beaucoup travaillé, Notre unification nous a permis de développer notre activité, d’obtenir des résultats, par exemple dans la campagne électorale des Régionales. Aujourd’hui, nous sommes engagés totalement dans la lutte pour faire reculer l’offensive du capital et du gouvernement socialiste contre le monde du travail. Nous allons mener la bataille politique de l’élection présidentielle et celle des élections législatives de 2017.
Nous parlions encore la semaine dernière avec Jean-Luc de tout le travail à accomplir. Oui, ainsi qu’il l’appréciait, notre unification a été une très bonne décision.
Tu nous as quitté brutalement. Avec toi nous perdons un militant révolutionnaire de grande valeur, nous perdons un dirigeant de notre Parti révolutionnaire Communistes. Nous allons continuer ton combat, tu peux en être assuré.
A toi Marie-Noëlle, compagne de combat de toujours de Jean-Luc, toi aussi responsable de notre Parti, membre de notre Bureau National, je veux te dire en notre nom à tous dans ce moment si douloureux pour toi, toute notre affection.

Jean-Luc tu vas nous manquer. Nous te disons, Salut camarade.

Nous remercions chaleureusement les camarades des Partis qui nous ont envoyé leurs messages de condoléances.