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Les salariés intermittents seraient-ils les responsables ?

mercredi 27 avril 2016

Les productions des entreprises du spectacle sont souvent par nature limitées dans le temps d’où la subordination de salariés artistes, techniciens, ouvriers sur des périodes définies parfois très courtes d’une journée ou plus.

Les luttes de classe ont permis de gagner une indemnisation particulière au régime général d’assurance chômage compte tenu de cette situation précaire (le 1er régime intermittent date de 1936). Le Capital n’a eu de cesse de le remettre en cause.

Les attaques de ces mois-ci dirigées par les monopoles français (avec le Medef en pointe, alors qu’il ne représente qu’une minorité des sociétés du secteur) sont à replacer dans l’offensive générale de ce début d’année contre les droits des salariés. Le capitalisme profite des négociations actuelles sur le régime général de l’assurance chômage (unedic).

Le gouvernement Hollande-Valls demande 800 millions d’économies à l’unedic sur le dos des privés d’emplois. Or chaque terrain perdu par une catégorie de travailleurs donne un élan supplémentaire à l’offensive suivante des monopoles, de leur État et gouvernement.

Ne tombons pas dans le piège de la division des syndicats de collaboration avec le patronat, d’une catégorie de travailleurs contre une autre. Les intermittents l’ont bien compris. Ils mènent la lutte dans le cadre général du combat pour de meilleures indemnités de tous les privés d’emploi et contre la loi Travail qui les précarisent. Seuls 38 % des intermittents sont indemnisés (chiffre pôle emploi 2014).

Au moment de l’annonce des films du 69ème festival de Cannes, au centre dramatique national de Montpellier bloqué depuis le 12/04, à Castelmaurou contre la venue de Gattaz, à Toulouse au théâtre national de la ville et ailleurs, des actions bloquantes sont organisées et font le lien contre la loi Travail. Au point que Valls manœuvre en annonçant 50 Millions pour le spectacle vivant.

Les intermittents comme la jeunesse ou les travailleurs les plus avancés montrent la voie : bloquer l’économie dans la durée, coordonner les luttes pour faire céder le capital et le gouvernement. Même si le chômage et la précarité sont inhérents au capitalisme, le peuple-travailleur doit gagner ces batailles pour défendre ses droits et acquis.

En 1928, sous la direction du PCbUS, la propriété et la planification de l’économie et des besoins populaires par les travailleurs eux-mêmes, solutionna la question du travail pour tous et ferma la dernière Bourse du travail (l’équivalent des agences Pôle emploi en France) !

Actuellement une petite dizaine (environ 7) de théâtres sont occupés. La lutte des intermittents c’est celle pour les droits de tous les privés d’emplois, c’est aussi celle contre la loi Travail.

Tous ensemble, solidarité de classe !